Nouveau feu vert de l'Assemblée à la privatisation d'ADP, dans la douleur

16 Mars, 2019, 20:07 | Auteur: Aubrey Nash
  • Des manifestants contre la privatisation. AFP

Après un débat marathon de neuf heures, les députés ont adopté, jeudi soir, en nouvelle lecture l'article 49 du projet de loi Pacte qui prévoit de "supprimer l'obligation pour l'Etat de détenir la majorité du capital d'ADP ", rapportent les médias du pays. Mis à la disposition des élus dans une annexe de l'Assemblée, peu d'élus avaient pu la consulter et beaucoup regrettaient de ne pouvoir en obtenir une copie.Accusé par l'opposition de vouloir vendre "un bijou de famille", à l'instar de la privatisation des autoroutes, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a rappelé que l'Etat. Cette privatisation sera rendue possible par l'adoption de la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

La perspective d'une privatisation du groupe aéroportuaire provoque de nombreuses critiques.

Le projet de loi entend supprimer l'obligation pour l'État de détenir la majorité du capital d'ADP (actuellement 50,63 %, pour un montant évalué à 9,5 milliards d'euros) ouvrant ainsi la voie à sa privatisation. A droite comme à gauche, les oppositions dénoncent une atteinte au patrimoine national, invoquant aussi des arguments économiques autant que des questions de souveraineté ou de sécurité. Les débats ont été houleux: ADP gère 26 aéroports dont les deux plus gros aéroports français, Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly. Il pourra aussi révoquer le patron d'ADP si besoin, et en cas de manquement grave au respect du cahier des charges annuler la privatisation, et infliger une amende de 2 % du chiffre d'affaires au concessionnaire.

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