Rejet d'un nouvel accord, Theresa May en échec — Brexit

15 Mars, 2019, 01:36 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le parlement britannique

Enfin, l'amendement qui cherchait à empêcher le gouvernement de demander aux Communes de voter une troisième fois sur l'accord de retrait conclu par Theresa May, est retiré par son auteur, le travailliste Chris Bryant.

Le report d'une sortie sera voté le 14 mars par les députés britanniques.

Près de trois ans après avoir choisi de quitter l'Union européenne, le 23 juin 2016, et à 15 jours de cette échéance capitale, qui affectera sans doute plusieurs générations, le pays apparaît plus divisé que jamais.

Theresa May, la Première ministre britannique.

Au lendemain du nouveau rejet à la Chambre des communes du plan de Brexit présenté par Londres et Bruxelles, les députés britanniques ont décidé d'appeler le gouvernement à exclure la piste d'un Brexit sans accord. Celle-ci devra cependant obtenir l'aval de l'Union européenne, qui presse le Royaume-Uni de préciser ce qu'il veut.

Après deux rejets clairs, les députés devront se prononcer une troisième fois sur l'accord négocié avec l'Union européenne.

Dans ce contexte incertain, l'institut officiel OBR a réduit à 1,2% sa prévision de croissance pour 2019. Après une journée riche en rebondissements, les députés ont approuvé par 321 voix contre 278, dans la soirée, un texte qui exclut l'hypothèse d'une sortie non négociée "quelles que soient les circonstances".

Si l'accord est encore rejeté d'ici mercredi 20 mars, veille du sommet européen, le Royaume-Uni demandera un délai beaucoup plus long à l'UE et une autorisation de participer aux élections européennes de mai prochain. L'Union européenne serait "prête à considérer" cette solution si le Royaume-Uni devait en faire une demande "motivée", a déclaré une porte-parole de la Commission européenne. "La négociation, elle est terminée", s'est agacé Michel Barnier.

Déposé par le Groupe indépendant - qui regroupe des élus ayant fait sécession du Parti travailliste et du Parti conservateur -, le premier amendement mis au vote ce jeudi soir, sur un total de quatre, préconisait une prolongation de la période de deux ans prévue par l'article 50 du Traité européen de Lisbonne pour sortir de l'UE, donc au-delà du 29 mars, afin d'organiser un second référendum sur le Brexit. Et la chancelière Angela Merkel a estimé qu'un Brexit "ordonné" était dans l'intérêt de tous et restait l'"objectif".

Il est "important" également pour les Européens de "parvenir à un résultat raisonnable", a ajouté la chancelière, laissant entendre qu'elle était disposée à continuer les discussions avec Londres sur une formule de compromis qui satisfasse les deux parties.

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