Les Etats-Unis immobilisent à leur tour les Boeing 737 MAX

14 Mars, 2019, 22:37 | Auteur: Lynn Cook
  • Des Boeing 737 Max sur un tarmac de l’usine de Renton à Washington

La priorité absolue a été pour Donald Trump d'assurer la sécurité des Américains. Quelques heures plus tôt, c'était le Canada qui prenait cette décision, bien après que l'Union européenne ait interdit le survol de leurs territoires des Boeing 737 MAX. L'agence américaine de l'aviation (FAA) a indiqué qu'elle ordonnait de clouer au sol "provisoirement" les Boeing 737 MAX volant aux États-Unis en raison de nouvelles données satellitaires "collectées et analysées" mercredi, relatives à l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est écrasé dimanche. "Nous soutenons cette décision proactive prise par précaution".

Dans une communication, Boeing soutient l'action du président américain, même si l'entreprise assure conserver sa confiance envers la sécurité de ses appareils.

Les experts ont comparé le profil des deux vols et constaté "des parallèles" dans leurs trajectoires dépassant "un seuil de ressemblance quant aux causes possibles de l'écrasement en Ethiopie", avait expliqué le ministre des Transports Marc Garneau.

Depuis lundi, les pays et autorités aériennes en Asie, en Europe, au Moyen Orient avaient refusé les uns après les autres l'accès à leurs couloirs aériens au 737 MAX. Tous les yeux sont désormais rivés sur les deux boîtes noires de l'appareil d'Ethiopian, qui seules, peuvent donner l'enchaînement précis des événements. Car l'Ethiopie ne dispose pas de l'équipement nécessaire à leur lecture.

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Plusieurs pays, dont Singapour et l'Australie, ont pris le parti de fermer leur espace aérien aux Boeing 737 MAX après deux accidents mortels en moins de six mois impliquant cette nouvelle génération d'appareils. Ces boîtes noires ont été retrouvées lundi mais n'ont pas encore été décryptées.

En Ethiopie, des proches des victimes - kényanes, chinoises, américaines et canadiennes - de ce vol qui reliait Addis Abeba à Nairobi, ont été conduits mercredi sur le lieu de l'accident, un champ à 60 km à l'est de la capitale éthiopienne.

L'interdiction de vol pour un avion récent est un camouflet inédit dans l'histoire de l'aviation civile.

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