Washington ne veut pas d'une dénucléarisation "progressive" — Corée du Nord

12 Mars, 2019, 17:35 | Auteur: Lynn Cook
  • Selon un média US, Pyongyang prépare le lancement d’un missile

"Si l'on met tous les éléments ensembles, ça ressemble vraiment à ce qui se passe lorsque la Corée du Nord fabrique un missile", déclare au NPR Jeffrey Lewis, le directeur du Projet de Non-prolifération est-asiatique de l'Institut Middlebury d'Etudes International de Monterey en Californie. Plus qu'un vote, dans ce pays dirigé d'une main de fer par le Parti des travailleurs, c'est un rituel qui permet de renforcer la loyauté des Nord-Coréens envers le régime.

Les électeurs peuvent s'ils le souhaitent barrer ce nom avant de voter mais en pratique, de tels cas ne sont pas connus. Les candidats ont obtenu 100 % des voix des électeurs de leur circonscription.

"Dans notre société, le peuple est rassemblé autour du Leader suprême respecté dans un même esprit", dit à l'AFP Ko Kyong Hak, assesseur présent dans l'usine de câbles de Pyongyang 3.26 (du 26 mars). "Et personne ne rejette les candidats".

La vice-ministre des Affaires étrangères Choe Son-hui avait d'ailleurs déclaré en conférence de presse à la fin de la rencontre que les Etats-Unis en refusant les propositions de la Corée du Nord ratent une opportunité qui ne se présentera que tous les 1000 ans. Donald Trump et Kim Jong-un y ont signé un document par lequel Washington s'engage à donner des garanties de sécurité à la Corée du Nord et Pyongyang réaffirme son attachement à une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne". "Les premiers communistes pensaient sincèrement créer une nouvelle démocratie jamais vue dans le monde".

Le dernier gouvernement important d'un grand pays à se passer totalement d'élections fut celui de l'Allemagne nazie, fait-il remarquer.

Selon un média US, Pyongyang prépare le lancement d’un missile
Missile ou satellite, la Corée du Nord préparerait un tir

Les États-Unis n'ont pas questionné directement le régime de Pyongyang à propos de ces images satellite, mais "il est possible que les Sud-Coréens aient parlé avec la Corée du Nord", a-t-il ajouté, précisant avoir prévu un entretien lundi avec son homologue sud-coréen.

Kim Jong Un était candidat au Mont Paektu, un volcan qui sommeille à la frontière avec la Chine révéré comme le berceau spirituel du peuple coréen. D'après l'agence officielle KCNA, il avait remporté 100 % des voix, avec un taux de participation de 100 %.

Certains sièges sont réservés à deux formations mineures, le Parti social-démocrate de Corée et le Parti chondoïste Chongdu, qui tire ses racines d'un mouvement religieux coréen du XXe siècle. D'après les analystes et les diplomates, ils n'ont pas d'existence réelle, ne comptant que de petits bureaux à des fins de propagande.

Pour les Nord-Coréens ayant fait défection, le système électoral sud-coréen est "une vraie nouveauté", dit Sokeel Park, du groupe militant Liberté en Corée du Nord.

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