Une "filière endométriose" dans chaque région d'ici fin 2019

11 Mars, 2019, 09:52 | Auteur: Jonathan Ford
  • Image d’illustration

" Je veux que les femmes puissent se raccrocher à des médecins qui vont les écouter, leur proposer un suivi, une prise en charge de la douleur, une préservation de la fertilité, et bien poser les indications chirurgicales", a-t-elle précisé. " Nous allons créer des filières de prise en charge dans toutes les régions, de façon à ce que les femmes sachent vers qui se tourner, afin d'être mieux accompagnées, qu'elles puissent voir des professionnels plus spécialisés ", a annoncé la ministre.

Ces filières regrouperont l'ensemble des professionnels (médecins généralistes, gynécologues, chirurgiens, sages-femmes, psychologues, etc.) et associations de patientes, et seront mises en place par chaque région après que leur "contour" soit définit "d'ici l'été" par un groupe de travail national coordonné par le ministère de la Santé.

Ce n'est pas le cas partout, ce n'est pas normal: chaque région aura sa "filière endométriose" d'ici la fin de l'année. L'endométriose, qui toucherait une femme sur dix en France, est liée à la présence de cellules d'origine utérine en dehors de l'utérus, qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels.

Sa méconnaissance entraîne un retard diagnostique pouvant aller de 6 à 10 ans.

Je suis bouleversée par les témoignages des patientes.

" Nous allons aider à un diagnostic précoce, parce que souvent les femmes souffrent pendant des années pendant leurs règles, sans que quelqu'un identifie leur problème", a expliqué Agnès Buzyn.

La recherche des signes d'#endométriose deviendra systématique dans les consultations obligatoires des jeunes femmes à 11-13 et 15-16 ans. L'établissement de santé a en effet mis en place un réseau de professionnels de santé spécialisés dans le diagnostic et le traitement de cette pathologie gynécologique "trop souvent ignorée".

La ministre de la Santé entend enfin renforcer la formation initiale et continue des professionnels de santé concernés, afin qu'ils sachent repérer les "signes d'alerte" et connaissent mieux "la prise en charge de premier recours".

À l'occasion de la Semaine européenne de prévention et d'information sur l'endométriose qui se tient jusqu'au 10 mars, la ministre de la Santé a annoncé une série de mesures pour une meilleure prise en charge de cette maladie gynécologique. "Elle a également demandé à l'Inserm "de renforcer la communication scientifique (.) vers la communauté des professionnels et chercheurs pour valoriser la recherche dans ce domaine".

Recommande: