Salariée de Pôle Emploi, elle se versait des indemnités de chômage

10 Mars, 2019, 18:22 | Auteur: Aubrey Nash
  • L'employée devra rembourser près de 122.000 euros à Pôle Emploi

Elle a écopé de deux ans de prison avec sursis, et lui, de six mois, également avec sursis. Un préjudice qui, s'étalant sur quatre longues années, qui aura coûté quelque 150 000 euros à l'agence pour l'emploi. Elle y inscrivait ses coordonnées bancaires et d'autres fausses coordonnées et les versements étaient ainsi effectués.

A l'audience, elle a présenté ses regrets et témoigné, outre de difficultés financières, des motifs qui l'avaient menée à un tel dérapage, selon son avocate Me Coline Martin: "C'était une employée de l'ANPE modèle jusqu'à ce que Pôle Emploi absorbe l'ANPE", l'ancienne agence nationale pour l'emploi fusionnée avec les Assedic. Elle doit ainsi 122.000 euros et 29.000 euros solidairement avec son collègue.

Pour le délégué régional du syndicat Snap, Frédéric Pichon de Bury, cette affaire est le reflet d'un manque de moyens, qui se traduit pas des contrôles de moins en moins nombreux au sein de l'organisme. Une habile manière de s'assurer que ces indemnités et allocations soient versées sur son compte.

La salariée a été poursuivie pour escroquerie par personne chargée d'une mission de service public, abus de confiance, faux et usage de faux, et son collègue pour recel. "Le système de contrôles croisés de Pôle Emploi a tendance à se relâcher faute d'effectifs suffisants dans les fonctions venant en appui des personnels au guichet, et un nombre en baisse de dossiers contrôlés. (...) Avec la dématérialisation, on se prépare à des difficultés à venir", a-t-il expliqué, des propos relayés par La Provence.

Dans le Var, cette ancienne salariée de Pôle Emploi comparaissait pour une escroquerie qu'elle avait mise en place avec un collègue en CDD.

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