Nouvelle journée de grève pour les douaniers — Brexit

09 Mars, 2019, 06:29 | Auteur: Aubrey Nash
  • En pleine grève du zèle les douaniers rencontrent Gérald Darmanin

Le mouvement des douaniers qui a débuté à Calais et Dunkerque en début de semaine, s'est étendu aux agents des douanes de la Gare du Nord mercredi.

C'est le troisième jour de ce mouvement unitaire, qui a commencé lundi avec des opérations dans les ports de Calais et Dunkerque et à l'entrée de l'Eurotunnel, provoquant de longues files d'attente de poids lourds.

Au vu de cette colère, la préfecture a décidé d'instaurer depuis mardi et jusqu'au jeudi 7 mars des zones de stockage et des déviations obligatoires pour que les poids lourds évitent la zone. Les organisations syndicales doivent être reçues mardi par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Le ministère espère que tout sera rentré dans l'ordre d'ici là.

Parmi les revendications des grévistes figurent l'amélioration du pouvoir d'achat des douaniers, une augmentation d'effectifs et des moyens pour le Brexit parce qu'ils n'estiment qu'ils ne sont absolument pas prêts pour les conséquences de la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne.

C'est une manière de rappeler à l'Etat que demain, avec les Bréxit, les contrôles seront encore plus importants. Mais ce n'est pas suffisant pour l'intersyndicale.

Des kilomètres de bouchons se formaient après la décision de douaniers de Dunkerque et de Calais d'illustrer par une grève du zèle ce que pourrait produire le Brexit, qui doit intervenir dans moins d'un mois.

"Si la Grande-Bretagne devient un pays tiers, il y aura des contrôles plus approfondis".

Dans un communiqué de presse, Jean-Marc Puissesseau déclarait " Nous ne pouvons que regretter le mouvement d'humeur des agents des douanes en fonction sur notre port, qui perturbe très fortement le trafic transmanche (...) "En aucun cas, nous ne pouvons considérer que leur action de mécontentement (...) est une préfiguration du scénario "catastrophe " que ces agents semblent craindre dans le cadre de la mise en oeuvre du Brexit sans accord ". "Et d'autre part, ce n'est pas comme ça que ça va se passer, on ne va pas faire des files de camions, on ne va pas contrôler les camions les uns après les autres à hauteur d'une minute", a-t-il ajouté.

Troisièmement, " il y a des effectifs supplémentaires qui vont arriver dans les Hauts-de-France", à savoir 267 douaniers, a précisé Rodolphe Gintz.

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