Raids israéliens contre le Hamas après des ballons "explosifs" lancés de Gaza

06 Mars, 2019, 13:37 | Auteur: Lynn Cook
  • Israël accusé de possibles crimes contre l’humanit

Une commission de l'ONU a affirmé jeudi que la réponse d'Israël aux manifestations à Gaza en 2018 "peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité", les enquêteurs soulignant que des snipers ont visé des civils, dont des enfants.

"Israël rejette complètement le rapport du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU", a dit le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur Twitter, "le Conseil établit de nouveaux records d'hypocrisie et d'attitude mensongère, motivé par sa haine obsessive d'Israël".

Selon la commission, " plus de 6 000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d'élite militaires, semaine après semaine lors des manifestations ", dans la bande de Gaza l'an dernier.

Santiago Canton, président de la commission internationale d'enquête dans les protestations survenues en territoires palestiniens occupés, a déclaré que les soldats israéliens ont violé les droits de l'homme internationaux et le droit humanitaire.

Des avions de chasse israéliens ont lancé dimanche soir une frappe aérienne contre une installation militaire appartenant aux Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, dans le nord de la bande de Gaza. Au moins 251 Palestiniens ont été tués par Israël depuis mars 2018, la plupart lors des manifestations hebdomadaires près de la frontière et d'autres par des tanks ou des avions.

L'armée israélienne a fait état, elle, de deux positions prises pour cibles.

Cette manifestation s'inscrivait dans le cadre de la "Grande marche du retour", un rassemblement palestinien qui a débuté le 30 mars 2018 dans le but d'obtenir la levée du blocus imposé par Israël à Gaza depuis 12 ans. "Israël n'a cessé de proclamer que cette protestation massive était orchestrée par le Hamas, mouvement islamiste qui dirige la bande de Gaza et auquel il a livré trois guerres depuis 2008". "Ceux qui ont poussé jour après jour les habitants de Gaza à s'amasser près de la clôture de sécurité, y compris femmes et enfants, c'est à dire le Hamas qui prône la destruction de l'Etat d'Israël, doivent porter l'unique responsabilité de ce qui s'est passé depuis des mois". Pour les enquêteurs de l'ONU, "les manifestations étaient de nature civile, avec des objectifs politiques clairement énoncés " et "malgré certains actes de violence importante, la commission a estimé que les manifestations ne constituaient pas des combats ou des campagnes militaires ".

"Il n'y a aucune raison de tuer ou de blesser des journalistes, des médecins et des personnes qui ne représentent pas une menace imminente de mort (.) pour les personnes qui les entourent".

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