Trump pas "content" du compromis sur son mur

13 Février, 2019, 10:51 | Auteur: Lynn Cook
  • Le shutdown du gouvernement est théoriquement toujours sur la table selon le secrétaire général de la Maison Blanche par intérim

Des parlementaires américains ont annoncé un accord de principe entre démocrates et républicains pour éviter un nouveau "shutdown", tandis que Donald Trump vantait les mérites de son mur dans un discours à El Paso, ville frontalière avec le Mexique.

Les républicains cherchaient désespérément à éviter un autre "shutdown" brutal.

Selon Donald Trump, les démocrates assis à la table des négociations "ne sont pas autorisés par leurs responsables à trouver un accord" et "veulent un shutdown". Mais l'un des principaux négociateurs républicains, le sénateur Richard Shelby, a avancé dimanche sur Fox News que "les discussions (étaient) au point mort".

Les démocrates auraient cédé du terrain, lundi, sur leurs demandes pour limiter le nombre de détentions d'immigrants par les autorités fédérales. C'était le mot d'ordre de son meeting donné à El Paso, lundi soir, au Texas.

Les États-Unis sont encore sous le choc de la plus longue impasse budgétaire partielle de leur histoire, où 800 000 fonctionnaires ont été placés au chômage forcé ou ont travaillé sans salaire pendant 35 jours, jusqu'au 25 janvier.

Annoncé lundi soir par des élus des deux bords mandatés pour négocier, l'accord prévoit 1,3 milliard de dollars notamment pour construire environ 90 km de nouvelles barrières à la frontière avec le Mexique afin de lutter contre l'immigration clandestine. loin des exigences de Donald Trump, qui réclame près de six milliards. Dans le même temps, le démocrate Beto O'Rourke a rassemblé ses partisans pour manifester contre le président américain. Mais le répit n'a été que temporaire, et la nouvelle échéance, fixée au 15 février, est déjà là.

Le quadragénaire, qui a promis de se prononcer sur ses éventuelles ambitions présidentielles d'ici la fin du mois de février, avait appelé à ce meeting pour répondre "aux mensonges et à la haine par la vérité et une vision ambitieuse et positive pour l'avenir".

"Donald Trump a longtemps ironisé sur ce " jeune homme qui a perdu une élection (sénatoriale) face à Ted Cruz ".

Mick Mulvaney, a par ailleurs brandi la menace d'un recours à une procédure d'urgence exceptionnelle pour débloquer les fonds nécessaires à la construction du mur. La semaine dernière, lors de son discours annuel devant le Congrès, le locataire de la Maison-Blanche a en effet cité la ville en exemple. Mais ses arguments n'ont pas plu à tous ses habitants.

Cette description de cette ville texane située à plus de 3.000 kilomètres de Washington ne résiste toutefois pas à l'analyse des chiffres.

" El Paso est l'une des communautés les plus sûres des États-Unis, et ce, depuis bien avant que le mur soit construit", a souligné l'élue démocrate Veronica Escobar, qui estime que le président américain doit des excuses aux habitants". Mais alors qu'une telle manoeuvre ne manquerait pas de déclencher une féroce bataille politico-judiciaire, Donald Trump s'est gardé jusque-là de franchir le pas. "Cette désinformation fait des dégâts", a-t-elle ajouté.

Reste à voir comment Donald Trump réagira cette fois sous leurs critiques. Le journaliste n'a pas été blessé par son agresseur, qui portait une casquette avec le slogan " Make America Great Again " (" Rendons à l'Amérique sa grandeur ") et qui a insulté les médias avant d'être expulsé par le service d'ordre.

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