Philippe veut plus de maisons de santé

13 Février, 2019, 09:55 | Auteur: Jonathan Ford
  • Numerus clausus hôpitaux de proximité la loi santé au Conseil des ministres mercredi

Pour la région Centre-Val de Loire, "la Maison de Santé Pluridisciplinaire d'Avoine en Indre-et-Loire, emblème de l'engagement régional pour les initiatives de territoire innovantes permettant la lutte contre la désertification médicale".

La suppression, dès la rentrée 2020, du numérus clausus et du redoutable concours limitant le nombre d'étudiants admis en deuxième année d'études de médecine, sages-femmes, dentaires ou de pharmacie. Les effectifs en 2e et 3e années seront ainsi déterminés par les universités qui fixeront de même leurs objectifs d'admission en 4e année, sous le contrôle du ministère.

"Engagé dans une course contre la montre, le gouvernement n'a pas encore précisé comment seront choisis les futurs soignants".

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a prévenu lundi que "mettre fin au numerus clausus ne veut pas dire abandonner toute forme de régulation", et qu'"il y aura toujours une forme de sélection à la fin de la première année".

Le texte sera ensuite examiné en commission des affaires sociales à partir du lundi 11 mars, puis en séance à partir du lundi 25 mars, pour un vote d'ici à cet été. Il souhaite également "diversifier les profils" des futurs docteurs en favorisant les passerelles entre cursus universitaires et en abandonnant les "épreuves classantes" en fin de 6e année de médecine.

Le projet de loi habilite le gouvernement à réviser la carte hospitalière par ordonnances.

Sans chirurgie ni maternité, les nouveaux hôpitaux de proximité se recentreraient sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, en lien avec la ville (les libéraux).

Du côté des établissements de santé, un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance et le concours lié supprimé, pour rendre l'exercice mixte (en libéral et à l'hôpital) plus aisé.

"Nous n'avons pas tous les éléments du puzzle", déplore le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, qui dénonce par ailleurs, dans une tribune cosignée par les associations d'élus locaux, une "concertation insuffisante" en amont du projet de loi.

Le gouvernement entend ainsi "multiplier les possibilités d'exploitation" de ces informations, notamment pour la recherche ou le "développement des méthodes d'intelligence artificielle", en promettant de "préserver un haut niveau de protection de la vie privée".

La télémédecine aura bientôt son pendant chez les pharmaciens et les auxiliaires médicaux avec le " télésoin", qui pourra par exemple concerner " l'accompagnement par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales, ou encore les séances d'orthophonie et d'orthoptie à distance ".

Recommande: