Le FMI met en garde contre les risques d'une "tempête" économique

13 Février, 2019, 11:25 | Auteur: Aubrey Nash
  • LES EXPORTATEURS DE PÉTROLE PAS ENCORE REMIS DU CHOC DE 2014 SELON LE FMI

"Avec la baisse des recettes, les déficits publics ne diminuent que lentement, en dépit des réformes significatives à la fois sur la partie dépenses et la partie recettes, qui inclut notamment l'introduction de la TVA", a dit Christine Lagarde lors d'une conférence à Dubai.

Selon Christine Lagarde, l'incertitude qui entoure les perspectives de croissance des exportateurs de pétrole s'est aussi traduite par une accélération dans certains pays de la transition vers les énergies renouvelables au cours des décennies passées, en ligne avec les préconisations de l'accord de Paris sur le changement climatique.

D'après la directrice générale du FMI, il est fréquent que les fonds souverains financent directement des projets, échappant ainsi aux processus budgétaires normaux. Elle préconise à la place de suivre l'exemple de pays riches en ressources naturelles comme le Chili ou la Norvège, qui appliquent des règles budgétaires communes pour protéger leurs priorités politiques (telles que les dépenses sociales par exemple), de la volatilité des cours des matières.

Le mois dernier, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance de l'économie mondiale pour cette année de 0,2% à 3,5% en raison des tensions commerciales, notamment entre Washington et Pékin.

La directrice du FMI Christine Lagarde craint qu'une "tempête" frappe l'économie mondiale suite aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, au resserrement des taux d'emprunt, à l'incertitude liée au Brexit et au ralentissement de la croissance.

Le premier de ces obstacles, c'est le regain des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.

"Quand il y a trop de nuages, il faut un éclair pour déclencher la tempête", a mis en garde M. Lagarde, qui a appelé les gouvernements à s'y préparer et à éviter le protectionnisme. Le second "nuage", c'est le resserrement des taux d'emprunt, alors que les États et les ménages sont déjà fortement endettés.

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