La rupture conventionnelle individuelle en hausse de 4% en 2018

13 Février, 2019, 02:50 | Auteur: Aubrey Nash
  • Emploi: record du nombre de ruptures conventionnelles

A l'origine très utilisée par les cadres en fin de carrière, la rupture conventionnelle vise donc aujourd'hui plutôt les jeunes employés.

Cette possibilité de rompre son contrat de travail, parfois considérée comme une démission déguisée, a été mise en place en 2008.

Selon une étude de la Dares (ministère du Travail) publiée ce lundi, avec 437 000 ruptures conventionnelles enregistrées par l'administration en 2018, la hausse est 3,7 % par rapport à l'année précédente. Le salarié a droit à une indemnité de rupture et peut toucher, le cas échéant, les allocations chômage.

Dix ans après leur création, les ruptures conventionnelles individuelles continuent d'augmenter.

La majorité des salariés, qui optent pour ce mode de rupture de contrat de travail, sont âgés de moins de 40 ans.

Autre constat de cette étude, les salariés qui recourent à la rupture conventionnelle sont généralement plus jeunes que l'ensemble des salariés du secteur privé. Alors qu'ils ne représentent qu'un tiers des salariés en CDI. Les cadres et les ouvriers représentent 18 % des signataires. Les ouvriers et les employés doivent se contenter de 0,25 mois de salaire par année d'ancienneté, c'est-à-dire l'indemnité minimale fixée par la loi. Au total depuis l'entrée en vigueur plus de 3,3 millions de ruptures conventionnelles ont ainsi été validées. L'indemnité médiane s'élève à 5.900 euros pour les cadres et à un peu moins de 1.000 euros pour les employés. La Bourgogne-Franche-Comté a enregistré une hausse de 7,4%, la Corse 6,4%, et la Normandie une baisse de 2,5% en 2018.

Recommande: