Naval Group et l'Australie signent un partenariat stratégique — Sous-marins

11 Février, 2019, 17:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Sous-marin Barracuda

L'accord, scellé au terme de 18 mois de négociations, a été signé en présence de la ministre française des Armées, Florence Parly, de son homologue australien Christopher Pyne et du Premier ministre Scott Morrison.

Naval Group livrera à partir de 2023 douze sous-marins (ici, une vue d'artiste) dérivés du Barracuda français à la marine australienne.

"Il s'agit du plus important contrat jamais signé par l'Australie et du plus gros contrat jamais notifié en Europe en matière de défense", souligne Jean-Michel Billig, directeur exécutif du programme australien.

Le groupe naval est chargé de la conception et de la construction des douze navires et du chantier naval.

La signature de ce contrat intervient alors que les eaux au nord et à l'est de l'Australie sont déjà le théâtre d'une âpre bataille d'influence entre les Etats-Unis, la Chine et les puissances régionales.

Pékin a des prétentions territoriales sur l'essentiel de la mer de Chine méridionale, une zone de navigation vitale pour le commerce mondial.

Les îles du Pacifique sont petites et moins vitales pour le fret maritime que la mer de Chine méridionale, mais leurs zones économiques constituent une vaste proportion des ressources maritimes mondiales.

"Cela demande beaucoup de confiance de la part de l'Australie pour parier sur la France, et beaucoup de confiance de la part de la France pour partager avec l'Australie des compétences qui sont au cœur de notre souveraineté et de notre autonomie stratégique".

Les sous-marins destinés à la marine australienne seront basés sur le modèle français du Barracuda. C'est dans ce département qu'un bâtiment ultra-sécurisé a été construit pour accueillir les ingénieurs venus du Pacifique qui retourneront ensuite dans leur pays, à Adelaïde, sur le site de construction.

Hervé Guillou a confirmé que le premier sous-marin devrait entrer en service au début des années 2030, et le dernier au début des années 2040, pour un décommissionnement probable au début des années 2080.

Il aura fallu près de trois ans pour s'accorder après la sélection de Naval Group en avril 2016 face à ses concurrents japonais et allemands.

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