Sexe, pouvoir et Arabie Saoudite : Jeff Bezos en plein chantage

10 Février, 2019, 16:48 | Auteur: Aubrey Nash
  • Jeff Bezos en mars 2017 à Washington

A la fin de janvier 2019, le National Enquirer a publié plusieurs textos échangés au printemps 2018 entre le CEO d'Amazon et une amie. Le tabloïd menace de publier ces photos à moins que Bezos ne déclare publiquement que l'enquête sur sa vie personnelle menée par American Media Inc (AMI)., société mère de National Enquirer, n'a jamais été "politiquement motivée ou influencée par des forces politiques".

A la suite de l'ouverture de cette enquête, AMI aurait alors contacté Jeff Bezos pour le convaincre d'y mettre un terme.

BELGAIMAGE En contrepartie, le groupe s'engageait à ne pas utiliser des photos intimes, et potentiellement compromettantes, échangées entre Jeff Bezos et sa maîtresse, Lauren Sanchez, une célèbre présentatrice TV américaine.

Le milliardaire a farouchement refusé et a publié jeudi le contenu des courriers d'AMI, dénonçant avec virulence ce "chantage".

Un courriel mentionne que certaines photos montrent un selfie nu de Bezos, portant son alliance au doigt, dans un bain et que d'autres montrent partiellement les parties intimes de Sanchez. Si dans ma position, je ne peux pas m'opposer à ce genre d'extorsion, alors combien de personnes le pourraient? "Au lieu de capituler face à l'extorsion et au chantage, j'ai décidé de publier exactement ce qu'ils m'ont envoyé, en dépit du coût personnel et de l'embarras", explique-t-il. Michael Sanchez fréquentait notamment Roger Stone, conseiller et proche du président américain, et Carter Page, ex-conseiller diplomatique de l'administration Trump.

Dans la tribune qu'il a publiée jeudi sur le site Medium, Jeff Bezos laisse entendre que les enquêteurs se seraient notamment intéressés aux relations entre AMI, l'Arabie saoudite et Donald Trump. Reporters / Redux Le patron d'AMI, David Pecker, est un ami de longue date du président américain et a reconnu avoir acquis les droits de témoignages compromettants pour Donald Trump avec le projet clair de ne jamais les publier, pour le protéger.

Depuis, David Pecker a cependant accepté de collaborer avec la justice dans l'enquête du procureur spécial Robert Mueller.

Vous voyez, Bezos possède le Washington Post, et ce journal et lui sont régulièrement critiqués par le président Donald Trump.

C'est une histoire ahurissante, qui mêle l'une des personnes les plus puissantes au monde, un tabloïd américain, le Washington Post, Donald Trump et... l'Arabie Saoudite.

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