Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale démissionne en Côte d'Ivoire

09 Février, 2019, 05:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Côte d’Ivoire: J’ai décidé de sacrifier mon poste pour la paix dit Guillaume Soro démissionnaire de la présidence de l’Assemblée nationale

Le président de l'Assemblée nationale et le président de la République Alassane Ouattara se sont rencontrés en tête-à-tête au moins deux fois depuis le début de l'année pour en discuter.

Chers collègues, ce n'est pas ce que je souhaite pour la Côte d'Ivoire, moi qui, depuis un moment, me suis fait le disciple du pardon, de la réconciliation et de la paix. Quand on a été, comme moi, Ministre d'Etat, Premier Ministre, Président de l'Assemblée nationale, c'est une issue inenvisageable.

Guillaume Soro délivre son discours après sa réélection à l'Assemblée nationale ivoirienne, le 9 janvier 2017.

Je ne suis pas homme à m'accrocher, comme un saprophyte, à un poste. Cette sagesse du Père Fondateur de la Côte d'Ivoire ne m'a jamais quitté l'esprit.

En effet, je préfère descendre de mon piédestal, vivre et partager le quotidien des mes semblables, citoyens ordinaires, que de me complaire dans l'aisance de la posture institutionnelle. Mes centres d'intérêts sont la culture, la lecture, les voyages et autres.

Chers collègues, à cet instant précis, je rends ma démission de mes fonctions de président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire.

Oui, j'ai décidé de sacrifier mon poste pour la paix, pour la Côte d'Ivoire, comme j'ai eu à le faire par le passé. Quant au président de la République, la Constitution de 2016 ne lui permet pas de dissoudre l'Assemblée. Selon le règlement de l'assemblée nationale, le doyen des vice-présidents pourrait lui succéder par intérim.

Je demeurerai avec vous pour continuer le combat du pardon, de la réconciliation et de la paix.

Chers collègues, je demeurerai avec vous pour continuer à travailler à l'édification d'une Côte d'Ivoire riche et prospère, qui repose avant tout sur un État de droit et des bases démocratiques solides. "Je suis mu par un désir de conviction", dira-t-il.

Alassane Ouattara lui-même a voulu clore le débat devant les journalistes le 28 janvier dernier par cette sentence: "Soro Guillaume démissionnera en février, c'est entendu, c'est réglé".

Seulement voilà, ce départ de Guillaume Soro ne dépendra que de son bon vouloir.

Recommande: