Nouvelles - Climat 2018 : la Terre continue de surchauffer - MétéoMédia

08 Février, 2019, 11:28 | Auteur: Lynn Cook
  • De la glace qui s'avance et fond dans un lac sur des rochers

L'ONU prend pour référence l'année 1850, date à laquelle ont débuté les relevés systématiques de température.

C'est un nouveau constat inquiétant que dressent les climatologues: les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, a indiqué mercredi l'ONU. L'année passée a été la quatrième plus chaude jamais enregistrée, étant 0,83 degré celsius au-dessus des moyennes établies entre 1951 et 1980.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a dévoilé les températures inquiétantes de l'année 2018. "Avec 1,2 °C de plus qu'à l'époque préindustrielle, l'année 2016, marquée par l'influence d'un puissant Niño, conserve le statut d'année la plus chaude", explique l'agence en référence à ce courant équatorial chaud du Pacifique". Elle est suivie par 2015 et 2017, toutes deux avec un excédent de 1,1°C.

Chaque étude, chaque rapport ne fait que confirmer la tendance observée depuis quelques dizaines d'années désormais: la température à la surface du globe ne cesse d'augmenter en raison des concentrations record de gaz à effet de serre.

Mais plus encore, les températures sur le long terme sont plus importantes à évaluer et elles "augmentent", alerte le secrétaire général de l'OMM Petteri Taalas. Les phénomènes météorologiques extrêmes ou à fort impact ont frappé une multitude de pays et des millions de personnes l'année dernière.

L'Australie a connu le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré alors qu'une vague de froid intense s'est abattue sur une partie de l'Amérique du Nord.

L'ONU y voit la confirmation du réchauffement de notre planète et appelle à réduire les émissions de gaz à effets de serre. Selon l'ONU, 2019 ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices que les quatre dernières années.

L'OMM a compilé les données du C3S, de la Nasa, NOAA (Administration américaine pour les océans et l'atmosphère), du service national britannique de météorologie et du service météorologique japonais.

Ces situations sont "cohérentes" avec les conséquences attendues d'un changement climatique, ajoute le secrétaire général.

La NOAA a calculé que les superficies de glace en Arctique et en Antarctique ont été les deuxièmes les moins élevées jamais enregistrées (soit depuis 1978). " L'Arctique se réchauffe à un rythme deux fois plus rapide que la moyenne mondiale (.) Ce qui se passe aux pôles ne reste pas cantonné aux pôles, mais influence les conditions météorologiques et climatiques dans d'autres régions, où vivent des centaines de millions de personnes", a-t-il rappelé.

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