Macron interpellé sur l'autisme avec beaucoup de franchise — Grand débat

08 Février, 2019, 10:42 | Auteur: Sue Barrett
  • Emmanuel Macron ici avec de jeunes agriculteurs doit débattre avec un millier de jeunes en Saône-et-Loire

Dans le cadre du grand débat, le président de la République a rencontré un millier de jeunes à Étang-sur-Arroux, en Saône-et-Loire.

Venu en Bourgogne s'exprimer face à un millier de jeunes, Emmanuel Macron a passé sa pause déjeuner parmi les lycéens, à la cantine. Soit, selon l'Élysée, "un échantillon assez large et représentatif des jeunes" du Morvan, une région de basse montagne essentiellement rurale située à l'ouest de Dijon. "Mais ce qu'on va préparer, à travers ce débat, ce sera vous".

Un lycéen a interpellé le président sur le service national universel (SNU), qui "suscite beaucoup d'interrogations".

Co-animé par les ministres de l'Education Jean-Michel Blanquer et du Travail Muriel Pénicaud, le débat doit porter sur leurs études et leur entrée sur le marché du travail, mais aussi sur leurs attentes pour l'avenir du pays, l'environnement ou l'engagement politique.

Comme lors des cinq débats auxquels il a participé depuis le 15 janvier, Emmanuel Macron sera placé au centre de l'agora et répondra aux questions des intervenants. Des échanges se sont éternisés des heures, comme cela a été le cas dans l'Eure, le Lot ou encore lundi en banlieue parisienne. Selon nos informations, Gabriel Attal, secrétaire d'Etat ne serait plus du voyage.

Une délégation de 10 "gilets jaunes" a été formée pour être reçue par le président de la République.

"Tous les endroits sont bons pour s'adresser à la jeunesse, ce qui compte c'est de s'adresser à elle", a réagi jeudi 7 février Sophie Caillaud, la présidente du parti Allons Enfants, alors qu'Emmanuel Macron va échanger avec des jeunes en Saône-et-Loire dans le cadre du grand débat national.

"Avec ce grand débat, vous n'avez pas le droit à l'erreur", a lancé Alain Gaudray, maire de Fragnes-La-Loyère, au président. En l'exhortant à annoncer "des actions concrètes, rapides", car sinon "le rang des mécontents va grossir ".

Le gouvernement d'Emmanuel Macron fait face depuis la mi-novembre à la fronde sociale des "gilets jaunes", qui protestent contre les bas salaires, les taxes, pour le rétablissement de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) réformé par le gouvernement, et pour certains réclament la démission du président.

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