Grand débat : Macron annonce un "grand plan" pour les associations

05 Février, 2019, 14:11 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le chef de l'Etat aurait selon le JDD rejeté les autres options de réponse à ce Grand débat qui étaient d'organiser un Grenelle sur le modèle de Mai-68 associant syndicats et corps intermédiaires- piste à laquelle il ne croirait pas selon

", a-t-il demandé. "Il y en a qui sont faits pour l'école, d'autres non, c'est pour ça qu'il ne faut pas que ceux qui (sont) moins à l'école et parfois lâchent la rampe se retrouvent livrés à eux-mêmes", a-t-il déclaré par ailleurs". "Vous avez ouvert cette piste, je suis prêt à ce qu'on la regarde", a-t-il souligné". A l'Elysée, on avait alors fait valoir qu'il était prématuré d'envisager cette hypothèse. "Il faut de la clarté et ne pas tout mélanger", a-t-il insisté.

Deuxième danger pour le président de la République, toujours selon l'analyste héraultais, "celui d'un référendum sur des questions institutionnelles par exemple, qui se transformerait en un référendum pour ou contre Macron".

"Le chef de l'État s'est déclaré " convaincu que cette délibération dans la société " ne " se clôturera pas de manière classique", sans préciser sous quelle forme, alors que la piste d'un référendum a été très commentée ces derniers jours.

Plus hostiles, une trentaine de "gilets jaunes" ont hué le convoi présidentiel à son arrivée.

Debout dans le petit local, il a engagé, au milieu d'une joyeuse cohue, une discussion à bâtons rompus avec des jeunes et des responsables de l'association.

"Vous avez vu tous les jeunes qui sont autour de la table pour préparer leur stage et leur emploi de demain". "Je souhaite qu'on parle d'Europe le 26 mai", a d'ailleurs relevé dimanche la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, prenant clairement ses distances. Sur le terrain, le chef de l'Etat a reçu un accueil mitigé. "Moi je passe le trottoir tous les jours, du travail j'en trouve pas" lui a lancé un jeune homme, en allusion à sa petite phrase de septembre, quand il avait assuré à un chômeur qu'il lui suffirait de "traverser la rue" pour trouver du travail. Mais derrière vous devez montrer l'exemple, je ne vais pas vous lâcher. "On sera là", répond l'intéressé. "Macron Démission ", "Emmanuel Macron on va te chercher chez toi", "Castaner en prison", chantaient certains, sous l'oeil de nombreux CRS qui sécurisaient les lieux, avec barrages et fouilles aux abords.

Selon les informations du JDD ce 3 février, le chef de l'État envisage d'organiser un référendum le jour des élections européennes le 26 mai prochain pour sortir de la crise des gilets jaunes.

Mardi, Emmanuel Macron continuera à recevoir les responsables des partis afin d'élaborer une issue à la crise des "gilets jaunes". Mais pour le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, un référendum ce jour-là n'est "pas souhaitable", une opinion également partagée par le patron de LREM, Stanislas Guerini.

Lundi après-midi à Evry-Courcouronnes, Emmanuel Macron rencontrera des élus mais aussi des "acteurs associatifs" et des "citoyens impliqués dans la politique de la ville". Ce nouveau déplacement lui permettra peut-être aussi de clarifier l'idée d'un référendum, pressenti au même moment que les européennes pour conclure le grand débat.

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