Un salarié Amazon viré pour avoir félicité les Gilets jaunes sur Facebook

04 Février, 2019, 11:09 | Auteur: Aubrey Nash
  • Un salarié Amazon viré pour avoir félicité les Gilets jaunes sur Facebook

Le 22 novembre cet employé écrit sur un groupe Facebook de gilets jaunes de la région de Montélimar: "Bravo à tous pour le blocage d'Amazon".

Un message qui a fait considérer à Amazon que l'homme avait été coupable d'un " manquement aux obligations de loyauté " qui le lie à son employeur, justifiant ainsi un licenciement pour " faute grave " (article L 1222-1 du Code du travail). Ils ont été virés suite à la publication de messages contre leur entreprise ou en montrant leur intérêt pour les actions des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux. Qu'est ce que j'étais content d'être bloqué en sortant du boulot. Parmi ces salariés, une n'a pas pu se rendre à l'entretien, deux ont été convoqués mais n'ont pas été licenciés, un autre a reçu se lettre de licenciement lundi 28 janvier (nous n'avons pas encore de nouvelles du dernier employé).

"Franchement, vous gérez, les gens, ne lâchez rien!"

Ces raisons sont légalement valables car un salarié d'une société française n'a pas le droit d'empêcher son entreprise de fonctionner. Ne lâchez rien, je me joins à vous quand je ne travaille pas. "Bloquez tout", écrivait-il selon nos confrères de France Bleu et de l'AFP, alors qu'Amazon est l'une des enseignes les plus bénéficiaires durant les soldes du "Black Friday". Pourtant parmi les autres employés convoqués, un avait partagé sur son profil un appel explicite d'une page gilet jaune à bloquer Amazon.

Lors de l'entretien préalable à la sanction, le salarié a fait valoir qu'il voulait "remercier le mouvement des Gilets jaunes sans demander explicitement de bloquer [son] entreprise" et que ses propos sur le "Black Out Friday" ne visaient pas Amazon en particulier mais "toutes les entreprises de Montélimar". La CGT appelle à un mouvement de grève mardi 5 février en soutien au salarié pour réclamer sa réintégration, "mais pas à un blocage" ironise amèrement le délégué.

L'un de ces ex-salariés, au moins, aurait désormais l'intention de faire appel au tribunal des prud'hommes pour contester son licenciement.

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