Où fume-t-on le plus en France — Tabagisme

02 Février, 2019, 03:07 | Auteur: Jonathan Ford
  • Tabac les fumeurs sous-estiment encore les risques

Ces comparaisons régionales avaient déjà été rendues publiques l'an passé, au moment où les autorités sanitaires avaient annoncé une baisse historique du nombre de fumeurs en France, avec un million en moins pour l'année 2017.

Pour la première fois, Santé Publique France (SPF) publie des bulletins par région des habitudes tabagiques, de la morbidité et de la mortalité liées au tabac.

Niveaux d'études et de revenus, facteurs de tabagismeEn Occitanie, les statistiques du baromètre Santé publique France font ressortir plusieurs facteurs ayant une influence sur la prévalence du tabagisme, comme le niveau d'études ou le revenu.

Près de 55% des fumeurs quotidiens ont envie de s'arrêter: l'opération moi (s) sans tabac a concerné en 2018 48% de participants de plus qu'en 2017. Avec le niveau de formation: en Occitanie, par exemple, on note, parmi les 18-75 ans, 33,2% de tabagisme quotidien pour ceux dont le niveau de formation est inférieur au baccalauréat, contre 23,1% de ceux dont le niveau de formation est supérieur. La bonne performance de l'Île-de-France pourrait ainsi s'expliquer par le fait que le niveau socio-économique y est globalement plus élevé que dans d'autres régions.

Autre facteur, le fait qu'une région soit frontalière.

Enfin, les Dom Tom détiennent la palme d'or de la sagesse avec de faibles taux de tabagisme.

Dans notre région, c'est 30,3% de la population qui s'en grille une quotidiennement, soit 1,2 million de fumeurs, quand la moyenne nationale est de 26,9%.

En revanche, Hauts-de-France et Grand-Est font partie des régions où le tabagisme intensif (au moins dix cigarettes par jour durant les trente derniers jours) est le plus fort chez les jeunes de 17 ans (6,7% et 6,3%, pour une moyenne nationale de 5,2%). Parmi les fumeurs quotidiens, 11,2% fumaient plus de 20 cigarettes par jour en moyenne.

Ces données récentes de SPF ne couvrent pas l'outre-mer mais en 2014, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique avaient des taux de tabagisme très faibles par rapport à la métropole, respectivement 12,5 %, 12,5 % et 15,9 %; alors que la Réunion s'en rapprochait davantage avec 24,1 % de fumeurs.

SPF rappelle aussi une forte persistance du tabagisme avant et au cours de la grossesse (bien que les données soient celles de 2016).

Ces chiffres font état d'une dépendance largement persistante inquiétante.

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