Rappel de médicaments à base d'irbésartan — Hypertension

14 Janvier, 2019, 18:37 | Auteur: Jonathan Ford
  • La conduite à tenir pour les patients est la suivante. Infographie ANSM

Les antihypertenseurs à base d'irbésartan, ainsi qu'à base d'un autre composé de la même famille des sartans, le valsartan, sont susceptibles d'être concernés par la présence de NDEA ou de NDMA qui sont classés cancérogènes probables par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le fabricant d'irbésartan, le laboratoire Arrow Génériques, a donc réalisé des contrôles sur des lots de médicaments.

Après le valsartan, un second anti-hypertenseur est actuellement touché par des rappels de lots à cause de la présence d'une substance classée comme cancérogène probable, a annoncé vendredi l'Agence du médicament. Le rappel des lots concernés a eu lieu jeudi 10 janvier. Dans son communiqué, l'ANSM précise que d'autres sartans sont susceptibles de faire eux aussi l'objet de rappels de lots.

L'ANSM rappelle néanmoins que "la présence potentielle de NDMA et de NDEA n'induit pas de risque aigu pour la santé des patients" et que "le risque d'un arrêt brutal de traitement étant important (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), les patients ne doivent en aucun cas interrompre leur traitement sans avis médical". Pour répondre aux questions des centaines de milliers de personnes concernées, l'agence mis en place dès juillet un numéro vert d'information: 08 00 97 14 03.

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Une liste de tous les médicaments à base de sartans est disponible sur le site de l'ANSM. De plus, des alternatives thérapeutiques à ces substances existent de nos jours, selon cette dernière. Si l'on prend un médicament concerné par le rappel, il est impératif de s'adresser à son médecin ou à son pharmacien, qui le remplacera par un traitement non concerné par les rappels.

Les patients sous valsartan peuvent également vérifier auprès du pharmacien si leur médicament est concerné par le défaut de qualité. Si c'est le cas, rappelle l'agence, le patient est invité à consulter son médecin pour adapter le traitement, sans l'arrêter de lui-même.

Enfin, l'ANSM appelle les laboratoires à intensifier leur production de médicaments alternatifs qui pourrait permettre une meilleure disponibilité des sartans sur le marché français.

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