Les journalistes de LCI violemment attaqués à Rouen — Gilets Jaunes

13 Janvier, 2019, 19:57 | Auteur: Sue Barrett
  • Après une première partie de mobilisation s'étant déroulée dans le calme l'ambiance s'est crispée à Rouen et au Havre, lors de l'acte IX des Gilets Jaunes

Il souffre d'une fracture du nez.

Noëlle Lenoir, ancienne ministre des Affaires européennes et ancienne présidente du comité d'éthique de Radio France, a commenté samedi soir les agressions contre des équipes de la chaîne LCI lors de l'acte 9 des Gilets jaunes. Coups ou insultes, ces événements témoignent du contexte parfois tendu dans lesquelles travaillent les rédactions. Au premier rang desquels, des parlementaires et acteurs du monde économiques de Rouen (Seine-Maritime), qui ont publié une lettre ouverte vendredi 11 janvier 2019, la veille de l'acte IX déjà redouté. "On n'est pas du FN!", l'entend-on protester, juste après qu'un gilet jaune tente de lui asséner un coup de poing par-derrière.

Une équipe de la chaîne d'informations en continu LCI (groupe TF1) a été très violemment agressée hier après-midi à Rouen. Une plainte a été déposée. Selon eux, " à terme, ces mobilisations pourraient entraîner de sévères conséquences pour les entreprises de notre territoire, à commencer par les commerçants de proximité, contraints de licencier ou de mettre la clé sous la porte ". À Pau, un pigiste identifié (à tort) comme travaillant pour BFMTV a reçu quelques coups de la part d'individus vêtus de gilets jaunes.

On y voit l'agent être entouré, mis à terre puis frappé à de multiples reprises par plusieurs personnes, dont certaines portant un gilet jaune.

Franck Paillanave dit avoir été soigné pour une blessure à la jambe et remercie les "gilets jaunes" qui "sont vite intervenus" pour l'aider.

À Toulon, dans le Var, deux journalistes vidéo de l'AFP ont été menacés alors qu'ils filmaient des échauffourées, avant de trouver refuge dans un restaurant. Poursuivis par une dizaine de personnes, ils ont reçu "des claques dans le dos, dans la caméra" et un "coup de pied dans la hanche", a raconté l'un des journalistes.

Climat tendu également à Toulouse (Haute-Garonne).

A Toulouse, une journaliste de la Dépêche du Midi a été "menacée, insultée et violentée dans une voiture aux couleurs" du journal, a annoncé une de ses collègues sur Twitter. "On va te sortir et de violer", a déclaré l'un des manifestants. Il est passé à tabac avant d'être aidé par des gilets jaunes. "La seule info, c'est sur les réseaux sociaux ", criait la Gilet jaune à l'origine de l'incident.

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