Les plus de 65 ans plus prompts à relayer une infox

12 Janvier, 2019, 07:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Crédit: Gage Skidmore via Flickr

Selon une nouvelle analyse réalisée par des chercheurs des universités de New York et de Princeton, les Américains plus âgés sont beaucoup plus susceptibles de partager de fake news sur Facebook. Les utilisateurs plus âgés partageaient plus de fake news que les plus jeunes, quels que soient leur éducation, leur sexe, leur race, leur revenu ou le nombre de liens quils partageaient.

Alors que les réseaux sociaux s'efforcent de lutter contre la propagation de fausses informations, à l'instar de Facebook et Twitter qui par exemple avant les élections au Bangladesh ont supprimé des dizaines de comptes ayant relayé des fake news. L'étude, qui a été publiée dans Science Advances, a passé en revue l'utilisation de Facebook de quelque 1.700 utilisateurs bénévoles durant la période des élections présidentielles. Ils ont également deux fois plus partagé de fausses nouvelles que la catégorie d'âge 45-65 ans. Ils sont arrivés à la conclusion que le fait de diffuser une fake news était une action assez rare. Et quasiment sept fois plus que le groupe des participants les plus jeunes (entre 18 et 29 ans). Ils ont établi que les internautes n'étaient globalement pas si nombreux à diffuser ce type de contenus, puisqu'ils étaient moins de 8,5% dans leur panel à avoir partagé au moins un lien vers ces sites problématiques. Les chercheurs estiment aussi que les seniors auraient faussé les résultats puisque 11% des plus de 65 ans ont retransmis des fake news contre seulement 3% des utilisateurs de 18-29 ans. Les scientifiques ont comparé les liens partagés par ces personnes avec plusieurs listes de sites Internet connus pour partager de fausses informations, dont une liste élaborée par le média BuzzFeed. En effet, elles partageraient 7 fois plus de fake news sur Facebook que les moins de 30 ans.

Jonathan Nagler, professeur en politique à NYU et codirecteur du laboratoire sur les médias sociaux, souligne par ailleurs que "ces conclusions portent à croire que l'enseignement de la littératie numérique dans les écoles - peu importe les autres avantages potentiels - risque de ne pas permettre de venir à bout du partage de fausses nouvelles si un tel partage est plus répandu chez les aînés ".

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