Sea Watch : les 49 migrants arrivés à La Vallette

11 Janvier, 2019, 08:41 | Auteur: Lynn Cook
  • La Belgique n'accueillera pas de migrants bloqués au large de Malte

La Belgique n'en fait pas partie.

Le bateau Sea-Watch 3 est bloqué au large de Malte depuis le 22 décembre.

Arrivés à bord d'une vedette de la marine maltaise, ils sont montés dans des bus pour rejoindre un centre d'accueil. "Un accord ad hoc a été trouvé".

Plus de deux semaines de tractations pour accueillir 49 migrants recueillis à bord des navires des ONG allemandes Sea Watch et Sea Eye.

C'est finalement La Valette qui a ouvert ses portes après avoir obtenu un accord de répartition de ces 49 rescapés ainsi que de 131 personnes sauvées fin décembre par les garde-côtes maltais. Près de 200 migrants seront alors répartis entre "la France (60 migrants), l'Allemagne (60 migrants), les Pays-Bas (6 migrants), le Luxembourg (6 migrants), l'Irlande, la Roumanie, Malte, le Portugal (25 migrants) et l'Italie (15 migrants)", précise Le Monde. Au final, 78 des migrants du premier groupe resteront à Malte, le plus petit pays de l'UE avec 450.000 habitants. Nous voulons simplement que tous respectent les règles internationales que nous n'avons pas créées, a déclaré Joseph Muscat.

Selon un porte-parole du Premier ministre Charles Michel, le pays est déjà confronté à un nombre élevé de demandes d'asile, " ce qui démontre notre solidarité ". Mais redoutant de voir les arrivées de migrants dans ses eaux se multiplier à l'avenir, Malte avait refusé la solution "à court terme" et cherchait une solution "plus complète et globale". "Nous voulions faire passer un message politique fort, à savoir que le fardeau devait être partagé car il s'agit d'un problème européen".

"Chaque heure passée sans règlement n'était pas une heure dont j'étais fier", a-t-il ajouté, en regrettant que la solution n'implique que quelques pays et non l'ensemble de l'UE.

"Il est dans notre nature d'aider les personnes en détresse, mais en tant que Premier ministre, je ne peux pas me soustraire à la responsabilité de préserver notre sécurité et nos intérêts nationaux", a expliqué M. Muscat, répétant que le présent accord ne constituait pas "un précédent".

Selon le commissaire européen chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos, "ces dernières semaines n'ont pas été les meilleures pour l'Europe". Ce sujet sera débattu dans une dizaine de jours par les ministres européens compétents.

En Italie, la quinzaine de migrants que le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a accepté d'accueillir provoquait un débat houleux: le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, s'oppose farouchement à toute arrivée et a réclamé une réunion en urgence dans la soirée avec M. Conte.

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