L'opposant Martin Fayulu dénonce un "putsch électoral" — Elections en RDC

11 Janvier, 2019, 09:19 | Auteur: Lynn Cook
  • Elections en RDC les résultats dans 24 à 48h, la Céni délibère

M. Tshisekedi, qui est le fils de l'ancien leader de l'opposition, Etienne Tshisekedi, a promis de faire de la lutte contre la pauvreté sa priorité.

Contrairement à la France et la Belgique qui ont tiré à boulet rouge sur les résultats rendus publiques par la Céni dans la nuit du mercredi à jeudi 10 janvier 2019, le pays de l'arc-en ciel a réagit prudemment à travers un communiqué présidentiel. Le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary, est arrivé en troisième position avec 23,8%, selon la Céni. La famille politique de Joseph kabila dit cependant réunir les éléments pouvant lui permettre, le cas échéant, de saisir la Cour constitutionnelle. Dans le calendrier électoral initial et avant le report de quatre jours de la proclamation des résultats provisoires, la prestation de serment du nouveau chef de l'Etat élu était prévue pour le 18 janvier.

La contestation n'a pas tardé à fuser.

Corneille Nangaa, Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, a déclaré que Félix Tshisekedi à obtenu 38% des résultats, avec plus de 7 millions de voix, ces chiffres lui permettent d'être élu Président de la République. Le candidat arrivé deuxième peut espérer un soutien à l'international puisque la France abonde dans le même sens.

" Les élections se sont déroulées à peu près dans le calme, ce qui est une bonne chose, mais il semble bien que les résultats proclamés ne soient pas conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là, parce que la Conférence épiscopale du Congo (Cenco) a fait des vérifications et a annoncé des résultats qui étaient totalement différents".

" Il faut qu'on garde son calme, qu'on évite les affrontements et que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l'on imaginait, à ce qui était avancé", a poursuivi Jean-Yves Le Drian.

Des opposants ont accusé les autorités de fraude, et des rumeurs font état de négociations secrètes entre le gouvernement et Félix Tshisekedi en vue d'un partage du pouvoir. D'un côté, l'opposition, incarnée par Martin Fayulu et Félix Tshisekedi.

Il s'agit des résultats provisoires qui doivent être validés par la Cour Constitutionnelle de la RDC. Elle détient aujourd'hui, la clef qui pourrait faire entrer Félix Tshisekedi au Palais de la Nation.

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