Nicolas Maduro investi pour un deuxième mandat

10 Janvier, 2019, 19:40 | Auteur: Lynn Cook
  • Un homme passe devant des slogans anti Nicolas Maduro le président du Venezuela le 3 janvier 2018

L'Union européenne (UE) et les pays du Groupe de Lima -qui rassemble depuis 2017 des pays d'Amérique latine et le Canada- ont également annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat du président vénézuélien. Parallèlement, les analystes prévoient une plus grande pression sur son gouvernement alors que les pouvoirs conservateurs se multiplient en Amérique latine.

Nicolas Maduro n'a pas apprécié la déclaration de ce qu'il appelle "le cartel de Lima ". Un encouragement à mener un coup d'État, a dénoncé Caracas.

Ce nouveau mandat coïncide avec l'entrée en fonctions au Brésil du président d'extrême droite Jair Bolsonaro qui devrait prendre la tête d'une coalition régionale, soutenue par les Etats-Unis, contre un régime qu'il qualifie de "dictatorial".

Précisant que les entretiens réalisés lors de la récente visite au Venezuela du président de la République, Recep Tayyip Erdogan, ont permis de donner de l'élan aux relations bilatérales, Fuat Oktay a déclaré qu'il était actuellement à Caracas pour examiner ces travaux et notamment représenter la Turquie et le président Erdogan lors de la cérémonie de prestation de serment de Nicolas Maduro.

À l'issue de cette réunion à laquelle participait, de manière inédite et surprenante, par visioconférence depuis Washington, Mike Pompeo, tous les pays (à l'exception du Mexique) signaient une déclaration commune fustigeant " un mandat présidentiel illégitime", assortie d'un certain nombre de mesures: des sanctions financières accrues, la saisie de la Cour pénale internationale à l'encontre de Maduro, la suspension de toute coopération militaire, la possibilité d'une rupture des relations diplomatiques, etc. Il a reçu mardi l'appui de l'armée qui a exprimé "son soutien inconditionnel".

Mais le panorama est des plus sombres pour un pays jadis prospère, qui se retrouve non seulement isolé mais ruiné. Le grand isolement international se conjugue avec la pire crise économique de son histoire récente. Face à l'écroulement de la production de pétrole du Venezuela doté pourtant des plus grandes réserves mondiales, à 1,17 million de barils/jour aujourd'hui contre 3,2 mbj en 2008, Nicolas Maduro a invité ses alliés à investir, dans le brut mais aussi l'or, le diamant et le coltan. Il est contesté par l'opposition et une partie de la communauté internationale.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a prêté serment jeudi pour un.

Mais l'opposition est divisée, engluée dans des luttes de pouvoir, et ses principales figures sont en prison ou en exil. Ses prérogatives sont désormais aux mains de l'Assemblée constituante, inféodée, elle, au régime.

Samedi, le Parlement s'est déclaré seul pouvoir légitime et a annoncé qu'il allait former un "gouvernement de transition" avant de nouvelles élections, mais sans feuille de route claire.

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