32 millions d'euros débloqués pour le chômage partiel — "Gilets jaunes"

07 Janvier, 2019, 23:57 | Auteur: Aubrey Nash
  • Muriel Penicaud lors d'une visite au siège de Midi Libre

Les principales victimes collatérales de la fureur des "gilets jaunes" contre le gouvernement semblent bien être les entreprises. "Alors que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'alarme de conséquences économiques très lourdes, qui pourraient se traduire en point de croissance, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a indiqué dimanche avoir débloqué 32 millions d'euros pour payer les salaires de quelque 58.000 personnes au chômage partiel du fait de la crise des " gilets jaunes " qui " fragilise l'emploi ".

Pour financer les indemnisations liées à ces procédures d'activités partielles (véritable nom du "chômage technique"), l'Etat a déjà engagé 32 millions d'euros. Celui-ci reçoit en contrepartie une allocation cofinancée par l'État et l'Unedic. "Ce sont quatre millions d'heures de travail potentiellement perdues", a-t-elle ajouté sur BFMTV au lendemain d'une huitième journée de manifestation de "Gilets jaunes".

"Aujourd'hui, c'est clair qu'un certain nombre d'entreprises et donc d'emplois sont menacés", a ajouté Muriel Pénicaud.

"Dans 92% des cas, ce sont des PME dans le commerce, la construction, l'artisanat, un peu dans l'industrie aussi", a-t-elle précisé.

Les manifestations des "gilets jaunes", parfois émaillées de violences et de dégradations, ont des conséquences économiques, a affirmé la ministre soulignant que "l'effet indirect est monstrueux".

" LIRE AUSSI - En France, quelle sera l'ampleur du ralentissement économique? ".

"Sur l'impact plus général sur l'économie, Muriel Pénicaud a estimé, sans citer de chiffres, que " l'effet indirect est monstrueux ". On le voit sur les investissements étrangers, sur la confiance à investir...

De son côté, l'Insee a estimé l'impact du mouvement à 0,1 point de croissance pour le dernier trimestre de 2018. "Nous avons intérêt à ce que cela cesse le plus vite possible", a répété le ministre dimanche au Grand Rendez-vous d'Europe 1, CNews et les Échos. "C'est clair que c'est un effet négatif", a-t-elle ajouté sans le chiffrer.

Recommande: