"Les Etats-Unis ne peuvent plus être le gendarme du monde" — Trump

27 Décembre, 2018, 13:38 | Auteur: Lynn Cook

Le président américain Donald Trump et son épouse Melania se sont rendus en Irak à la rencontre des troupes américaines, a annoncé mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

"Les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde", a-t-il dit. Le président américain a atterri à 19h16 locales sur la base aérienne d'Al-Assad, dans la province d'Al-Anbar, où il s'est entretenu avec des soldats et des commandants militaires.

Donald Trump était accompagné de sa femme, Melania.

Selon Sarah Sanders, pour des raisons de sécurité les autorités irakiennes n'ont été prévenues que deux heures avant l'heure programmée par les Américains pour la rencontre. Or, M.Mahdi était trop loin pour y participer.

En plus de l'opération de communication et des photos aux côtés de soldats en uniforme, M. Trump en a profité pour s'exprimer de nouveau sur sa récente décision concernant les troupes américaines en Syrie. Donald Trump a fait du retrait de ses troupes une priorité de son mandat, comme le souligne le New York Times. L'occasion de défendre sa décision de retirer ses soldats de Syrie. La Maison-Blanche a plus tard diffusé une déclaration annonçant que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie.

C'est une visite surprise.

Donald Trump s'est attiré des critiques de la part de certains au sein de l'armée américaine pour ne s'être pas rendu auprès des troupes dans les zones de conflit depuis son entrée en fonctions en janvier 2017.

"C'est sûr. Quand j'ai entendu tout ce par quoi il faut passer", a répondu le milliardaire lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il avait eu des appréhensions avant ce déplacement. "J'avais des inquiétudes pour la Première dame, je peux le dire", a-t-il expliqué. "Le noir complet", a-t-il raconté. Après avoir salué les troupes américaines sur place, il en a décollé vers 3h30 (2h30 GMT), direction Washington. "Nous sommes éparpillés à travers le monde". Ce départ a été suivi vendredi par celui de l'émissaire des États-Unis pour la coalition internationale antijihadistes, Brett McGurk.

Ces décisions ont pris par surprise les alliés des États-Unis, car le président tourne ainsi le dos à des décennies de doctrine d'intervention américaine au Moyen-Orient et en Afghanistan.

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