Trois morts dans une attaque contre le ministère des Affaires étrangères — Libye

26 Décembre, 2018, 10:49 | Auteur: Lynn Cook
  • En milieu de journée une épaisse fumée se dégageait encore du bâtiment qui a été aussitôt quadrillé par les forces de sécurité. Hani Amara

"Dans un entretien téléphonique avec M. Mohamed Tahar Siala, ministre des Affaires étrangères de la Libye, M. Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, a fait part de la ferme condamnation de l'Algérie de l'attentat terroriste qui a visé le siège du ministère des Affaires étrangères à Tripoli et l'a assuré de l'entière solidarité de l'Algérie avec le peuple libyen et le gouvernement d'Entente nationale". Il n'y a pas eu de revendication à ce stade.

Un deuxième assaillant est tué dans l'enceinte du ministère après l'explosion d'une valise qu'il portait, tandis que le troisième, qui n'était pas armé et qui "ne portait qu'un gilet pare-balles", a été abattu par les forces de sécurité à l'extérieur, ont précisé des médias Libyens. Un cordon de sécurité a été mis en place autour des locaux du ministère ravagé par le feu, tandis que les services de protection civile sont arrivés sur place pour tenter de venir à bout de l'incendie, selon des journalistes de l'AFP sur place.

C'est alors que des combats ont éclaté à l'intérieur avec "trois ou quatre assaillants".

Déchirée par des luttes de pouvoir et minée par une insécurité chronique, la Libye est devenue un repaire pour les jihadistes après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Plusieurs milices se partagent en effet les différents quartiers de la ville où ils règnent en maîtres, alors que le pays est divisé en deux entre le gouvernement de Sayez El Farraj, basé à Tripoli et reconnue par la communauté internationale, et l'Armée nationale du maréchal Khalifa Haftar, basé à Benghazi. "Plus tôt dans la journée de mardi, une source sécuritaire a déclaré à Anadolu que l'attaque a fait deux morts". La capitale libyenne a en outre été le théâtre de violences entre groupes armés rivaux, du 27 août au 4 septembre, qui ont fait plus de 60 morts.

Au début du mois, le président de la Haute commission nationale électorale (HNEC), Imed al-Sayeh, a affirmé qu'un référendum sur une nouvelle Constitution pourrait se tenir en février, si les conditions de sécurité sont réunies.

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