Argentine : des Mapuche en justice contre cinq compagnies pétrolières

20 Décembre, 2018, 09:51 | Auteur: Aubrey Nash
  • Le site de Vaca Muerta est convoité par les géants du pétrole accusés par Greenpeace de polluer le Río Neuquén ou de déverser illégalement des résidus toxiques à l’air libre dans de gigantesques piscines

Lundi 17 décembre, Greenpeace a révélé un scandale de pollution dans le nord de la Patagonie argentine qui impliquerait Total. Livrés par camion via la société argentine Treater, ces déchets et résidus toxiques proviendraient bien de concessions de compagnies pétrolières de Shell et Total.

Comme les représentants de la communauté Mapuche, nous souhaitons que la justice fasse la lumière sur cette affaire et que la responsabilité des géants pétroliers, à commencer par la compagnie française Total, soit clairement établie.

Près du village d'Añelo, non loin des sites pétroliers, où vivent des membres de la communauté autochtone des Mapuche, les compagnies pétrolières sont accusées de déverser des "résidus toxiques à l'air libre, dans de gigantesques piscines creusées sans aucune protection entre les déchets et le ..."

De nombreuses compagnies pétrolières opèrent à Vaca Muerta, considéré par le département américain de l'Energie comme la 2e réserve mondiale de gaz de schiste, et situé au 4e rang mondial pour le pétrole de schiste. Ces derniers ont donc décidé de déposer une plainte contre cinq compagnies pétrolières qui seraient mises en cause: Total, Exxon, Pan American Energy, Pampa Energia et YPF. Le tout, à moins de 5 km des habitations.

Une équipe de Greenpeace est parvenue à prélever des échantillons de terre et d'eau à proximité de ces décharges.

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, n'a de cesse de marteler que son entreprise agit dans le respect des lois et des "meilleurs standards de sécurité et d'environnement ". Une action en justice a été menée par les populations locales pour dénoncer le déversement de résidus d'hydrocarbure dans d'immenses bassins de stockage à l'air libre.

"Il est impératif que les autorités et les entreprises pétrolières responsables de ces pollutions répondent de leurs actes".

" Ce scandale apporte la preuve qu'il n'y a pas de fracturation hydraulique propre. Total doit accélérer sa sortie des énergies fossiles (.) Et cela commence par se retirer, sans plus attendre, des activités à risques: pétrole et gaz de schiste, sables bitumineux ou forages ultraprofonds comme en Guyane", a réclamé François Chartier, de Greenpeace France, dans un communiqué.

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