Le vote de défiance visant Theresa May a débuté

14 Décembre, 2018, 20:21 | Auteur: Lynn Cook
  • Theresa May à son arrivée à Bruxelles jeudi

Le seul secours qu'ait reçu Theresa May est venu de son bras droit, David Lidington, pour qui le sommet de Bruxelles a été un premier pas bienvenu pour la Première ministre.

"Les dirigeants de l'UE rejettent l'idée de May de sauver l'accord de Brexit en pleine déconfiture", écrit le Guardian.

Toutefois, Theresa May compte encore sur le sommet européen qui se tient ce jeudi 13 et vendredi 14 décembre pour convaincre ses partenaires européens de faire un geste afin de conforter sa position avant le vote du parlement britannique.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a assuré que les dirigeants des pays de l'UE voulaient "aider" Mme May, mais sans bien savoir comment.

Les 27 pourraient aussi "examiner si de nouvelles assurances peuvent être fournies" ultérieurement, avec une valeur "juridiquement contraignante", toujours sans dénaturer l'accord de retrait.

"Il n'y aura pas de renégociation du Brexit", a proclamé une nouvelle fois le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

"La Commission publiera le 19 décembre prochain un document reprenant " toutes les informations utiles " pour la préparation d'un " no-deal", une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord négocié.

Autre possibilité, même s'il elle semble très improbable en l'état: le Royaume-Uni peut renoncer unilatéralement à quitter le club européen, selon la justice européenne.

"Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait" et a été régulièrement interrompue par la chancelière allemande Angela Merkel qui lui demandait ce qu'elle attendait exactement, a affirmé cette source.

La Première ministre a demandé aux dirigeants de l'UE à Bruxelles de "ne rien garder en réserve" et d'apporter des changements juridiques à l'accord de retrait, en particulier en ce qui concerne le filet de sécurité ("backstop") pour la frontière irlandaise, ce qui le rendrait plus acceptable pour les députés britanniques. Il ne s'appliquerait que si les négociations à venir sur les futures relations commerciales entre Londres et les 27 ne permettaient pas de garantir l'absence de frontière "dure" entre les deux Irlandes.

Inacceptable pour les Brexiters: cela risquerait de garder leur pays indéfiniment amarré à l'UE et l'empêcherait de retrouver sa liberté commerciale. Pour rassurer les élus britanniques, ils ont simplement réaffirmé que le fameux "backstop" n'avait vocation à s'appliquer que "temporairement".

Il se dit "fermement déterminée à travailler rapidement" sur une solution alternative d'ici au 31 décembre 2020, c'est-à-dire avant la fin de la période de transition qui doit suivre le départ britannique, pour éviter la mise en place de ce filet de sécurité. "Si le filet de sécurité devait néanmoins être déclenché (.) l'Union ferait tout ce qui est en son pouvoir pour négocier et conclure rapidement un accord ultérieur qui (le) remplacerait", ont-ils encore ajouté.

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi que le vote parlementaire sur l'accord de Brexit conclu avec l'UE aurait lieu en janvier, alors que plusieurs députés demandaient qu'il soit organisé la semaine prochaine. Voici le message des chefs d'Etat et de gouvernement avant le début de ce sommet", nous commentait notre journaliste Sébastien Rosenfeld dans le RTLinfo 13H. "Oui pour soutenir Theresa May. Appelés à se prononcer sur le maintien de la dirigeante à la tête du Parti conservateur, 200 députés ont exprimé leur confiance et 117 ont dit ne plus lui faire confiance.

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