La France passe " en urgence attentat" — Attentat de Strasbourg

12 Décembre, 2018, 17:39 | Auteur: Aubrey Nash
  • L'ATTENTAT DE STRASBOURG RELANCE UNE POLÉMIQUE RITUELLE

Ce mercredi matin, au lendemain d'une attaque au marché de Noël de Strasbourg qui a fait trois morts et treize blessés, quelques personnalités politiques (et médiatiques) ont jugé bon d'exprimer une mise en garde à l'intention des gilets jaunes. Plus de 600 membres des forces de sécurité sont aux trousses de l'assaillant, avec l'aide des équipes d'élite de la police et de la gendarmerie, ainsi que des éléments de l'opération Sentinelle, une force militaire créée après les attentats de janvier 2015 à Paris.

La fusillade a eu lieu aux alentours de 20h dans le centre-ville de Strasbourg, près de la place Kléber et de la rue des Grandes arcades, zone qui accueille le célèbre marché de Noël de la ville. Il a confirmé un bilan de deux personnes décédées, une personne en état de mort cérébrale et douze blessés dont six en " urgence absolue ". Le chauffeur de taxi, indemne, dira aux policiers que le suspect est blessé.

"Des moyens supplémentaires ont été mobilisés par le gouvernement et sont en cours d'acheminement sur Strasbourg", a encore déclaré M. Castaner. Par ailleurs, selon l'Etat-major des armées, un soldat a été légèrement blessé à la main par ricochet d'un tir.

" Les recherches se poursuivent pour interpeller l'individu ", a assuré le ministre de l'Intérieur, " il y a actuellement 350 personnes mobilisées pour tenter de mettre un terme à sa fuite". La France a été placée en "urgence attentat", ce qui permet d'effectuer des "contrôles d'identité renforcés" et une "surveillance renforcée des marchés de Noël partout en France pour éviter un éventuel mimétisme", a indiqué la ministre de la Justice. Les polices allemandes et françaises ont rapidement mis en place un barrage filtrant au niveau du pont de l'Europe à l'entrée de Kehl. Toutes les manifestations sont interdites dans la capitale alsacienne mercredi. Les cours sont suspendus dans les écoles maternelles et élémentaires, mais maintenus dans les collèges et lycées. "À chaque coin d'immeuble, derrière chaque porte peut se cacher potentiellement l'auteur de cette attaque hier au soir".

L'homme aurait également cherché à fuir en direction de l'Allemagne. Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, le fuyard a été fiché "S" en 2016, l'abréviation pour "Sûreté de l'Etat", par les services antiterroristes.

" Ici à Strasbourg à partir de 19h50, un homme, sur trois points de la ville, a semé la terreur".

C'est "un homme très défavorablement connu pour des faits de droit de commun pour lesquels il a fait l'objet de condamnations en France et en Allemagne et pour lesquels il a purgé ses peines", a indiqué le ministre.

Invoquant tour à tour le risque terroriste et l'épuisement des forces de l'ordre, elles ont appelé le mouvement à cesser et, surtout, à ne pas organiser la nouvelle mobilisation nationale prévue pour samedi.

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