Trump annonce le départ de John Kelly, son plus proche conseiller

10 Décembre, 2018, 09:11 | Auteur: Lynn Cook
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Le secrétaire général de la Maison blanche, John Kelly, devrait démissionner dans les prochains jours, affirme vendredi la chaîne d'information continue CNN citant deux sources non identifiées. C'est ce qu'a déclaré Donald Trump devant les journalistes ce samedi, en indiquant que le nom de son successeur serait annoncé "dans un jour ou deux", un remplaçant par intérim dans un premier temps.

On savait les relations entre le président et son secrétaire général au plus bas.

"Je suis en train d'auditionner plusieurs personnes vraiment très bien pour le poste de secrétaire général de la Maison-Blanche", a tweeté M. Trump.

"C'est un gars super", a ajouté le 45e président des Etats-Unis à propos de John Kelly, précisant qu'il avait "beaucoup apprécié ses services". Donald Trump laissait toutefois entendre depuis des semaines qu'il n'était pas entièrement satisfait.

John Kelly, un ancien général du corps des marines âgé de 68 ans, a été appelé à la Maison-Blanche à l'été 2017.

Il y avait défendu, comme Donald Trump, une vision extrêmement ferme de la politique d'immigration des Etats-Unis.

Il était arrivé à la Maison Blanche dans le contexte du renvoi du directeur du FBI James Comey et la nomination du procureur spécial Robert Mueller, chargé de mener l'enquête sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Trump et Moscou.

Mais selon des sources anonymes citées par le Washington Post, M. Ayers s'est montré "sceptique" devant la possibilité de prendre le poste jusqu'en 2020 en considérant les difficultés rencontrées dans leurs mandats respectifs par John Kelly et par son prédécesseur Reince Priebus. Il a également nommé la porte-parole du département d'État Heather Nauert au poste d'ambassadrice des États-Unis à l'ONU à la place de Nikki Haley.

Donald Trump a déjà fait savoir qu'il solliciterait un second mandat, tandis que de nombreux prétendants démocrates fourbissent leurs armes avant une élection primaire qui devra désigner celui ou celle qui ira le défier. Pour lui, ces prémices de campagne se dérouleront sous l'ombre menaçante de l'enquête du procureur Mueller. Pour autant, rien ne permet encore d'établir une collusion entre Moscou et l'équipe du candidat républicain.

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