"Ça leur fera un souvenir" : Ségolène Royal défend l'arrestation polémique de lycéens

10 Décembre, 2018, 18:04 | Auteur: Aubrey Nash
  • Ségolène Royal a défendu l’action des policiers à Mantes-la Jolie. LP  Frédéric Dugit

Les images de l'arrestation de 150 lycéens, à genoux, mains liées ou derrière la tête, parfois contre un mur, jeudi dernier à Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, ont déclenché un vent d'indignation au sein de la classe politique française.

C'est un discours que l'on a peu entendu depuis qu'une polémique a éclaté après la diffusion d'une vidéo montrant l'interpellation d'une centaine de jeunes à Mantes-la-Jolie.

" Il n'y avait pas que des lycéens. Il y avait aussi des casseurs qui, avec une sauvagerie incroyable, ont commencé à allumer des feux un peu partout dans Mantes", a lancé l'ancienne ministre de l'Écologie. "Soyons efficace et concret, a exhorté celle qui, en 2007, s'était prononcé pour un encadrement militaire des jeunes délinquants". Mais, ajoute-t-elle, "ça ne leur a pas fait de mal de savoir ce que c'est le maintien de l'ordre, la police, se tenir tranquille". Quant aux jeunes, filmés et moqués, l'ancienne ministre retient que "ça leur fera un souvenir". Mais les policiers ont parfaitement bien réglé les choses. "Et c'est pas mal pour leur redonner le sens de la réalité ". "Ces jeunes se sont effectivement retrouvés dans des postures qui choquent les plus anciens, parce que ça rappelle d'autres images", a admis Ségolène Royal.

La régularité de ces interpellations, bien qu'assurée par les autorités, est d'ailleurs l'objet de plusieurs enquêtes: l'une, administrative, a été ouverte par la préfecture, une autre est diligentée par l'GPN, tandis que le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a lui aussi annoncé l'ouverture d'une enquête. "C'est une bonne chose de voir de temps en temps qu'on ne laisse pas ces jeunes, ces casseurs, faire n'importe quoi, n'importe où et n'importe comment".

"Un déferlement de sauvagerie". "Dans le feu de l'action, il faut aussi être du côté de ceux qui rétablissent la sécurité", a-t-elle conclu, ne s'arrêtant pas sur les propos tenus par un policier dans la vidéo ni sur le fait que celle-ci a été diffusée.

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