Brexit : Theresa May annonce le report du vote au Parlement britannique

10 Décembre, 2018, 19:43 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Royaume Uni peut décider seul de renoncer au Brexit

Theresa May prévoit également de retourner à Bruxelles afin de débattre davantage avec ses homologues de l'Union européenne.

Un détail qui n'a pas échappé à la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

L'issue du vote avait toutes les chances d'être négative pour Theresa May.

Peu auparavant, venant encore compliquer la donne, la Cour de justice de l'UE (CJUE) - saisie par des élus écossais - a tranché que le Royaume-Uni pouvait décider de renoncer à quitter le bloc européen sans demander l'avis des autres pays de l'UE.

16h30: Le vote sur l'accord de Brexit prévu mardi est reporté, annonce Theresa May devant la Chambre des communes, sans avancer de nouvelle date.

C'est désormais un fait: oui, le Royaume-Uni peut seul décider de mettre fin à la procédure du Brexit.

"C'est le bon accord pour la Grande-Bretagne, je suis déterminée à faire tout ce que je peux pour obtenir les garanties exigées par cette Chambre afin que cet accord soit conclu (.)", déclare Theresa May.

La dirigeante a réaffirmé que l'UE ne consentirait pas à un accord de Brexit ni une future relation après la sortie britannique prévue le 29 mars sans ce backstop, qui consiste à créer un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, au sein duquel il n'y aurait aucun quota ni droits de douane pour les biens industriels et agricoles. Un risque d'une sortie sans accord l'est lui aussi, sortie qui serait sans aucun doute extrêmement coûteuse pour le Royaume-Uni mais qui pénaliserait aussi l'Union européenne.

La livre britannique a baissé après des informations de plusieurs médias britanniques qui, citant des sources gouvernementales, avaient révélé plus tôt dans la journée que le vote du Parlement devrait être reporté.

La Première ministre britannique joue pourtant son avenir au 10 Downing Street avec ce vote historique sur le traité de retrait de l'Union européenne, fruit de 17 mois d'âpres négociations avec Bruxelles, mais qui suscite la virulente opposition des députés de tous bords.

S'adressant plus particulièrement aux parlementaires conservateurs prêts à enterrer le traité, la première ministre a également agité la menace de nouvelles législatives, et d'une éventuelle victoire de Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition.

Le ministre du Brexit, Stephen Barclay, doit faire à ce sujet une déclaration aux Communes lundi après-midi.

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