Paris : entre 17.000 et 25.000 personnes ont marché pour le climat

09 Décembre, 2018, 01:20 | Auteur: Lynn Cook
  • GILETS JAUNES LA HAUSSE DE LA TAXE CARBONE EST ABANDONNÉE DIT L'ELYSÉE

France Voici les principaux événements de la journée (qui seront régulièrement actualisés), en images.

10h14: Des gilets jaunes offrent des fleurs à des CRS qui sont en position sur les barrages qui sont Porte Maillot à Paris. Ce samedi matin, c'est le souvenir du samedi de manifestation précédent, marqué par de graves dérapages, qui est dans tous les esprits.

"Il n'y a aucune cacophonie" sur la hausse de taxe sur les carburants, a déclaré le Premier ministre sur TF1, qui avait annoncé mardi une suspension de cette hausse de taxe, avant que l'Elysée ne fasse savoir mercredi soir qu'elle était "annulée". "Sur Twitter, il a indiqué que l'auteur du tir à bout portant, un membre des forces de l'ordre, s'était excusé auprès de lui". Pour rappel, 151 personnes avaient été interpellées ce jeudi par les forces de l'ordre, qui les ont obligés à se placer dans cette position pour procéder plus facilement à leur interpellation. Le parcours, initialement prévu entre Trocadéro et le Champs-de-Mars, avait été changé pour l'éloigner du secteur des Champs-Elysées après les heurts de samedi dernier. Des manifestations dans le calme se sont aussi déroulées dans plusieurs villes des Pays-Bas. De nombreux rassemblements et blocages sont à recenser à travers le pays à la mi-journée.

Elles vont être indemnisées à hauteur de près de 8,27 millions d'euros.

A Lyon, 7.000 personnes selon la préfecture et "au moins 10.000" selon les organisateurs ont pris part au cortège, dont des dizaines de "gilets jaunes". A Paris, qui compte la majorité des interpellations et gardes à vue, on recensait 651 interpellations dont 536 gardes à vue à 16H15, selon la préfecture de police. Début septembre, ce sont 18.500 personnes qui avaient été recensées dans la capitale selon la préfecture de police (50.000 selon les organisateurs), lors d'une première marche organisée peu après la démission de Nicolas Hulot du gouvernement. A Bruxelles, une centaine de personnes a été arrêtée.

"On parle de consommer moins, de consommer mieux, et ça c'est bon pour le social aussi", a-t-il plaidé.

Des policiers belges détenant un homme, place Schuman, à Bruxelles, le 8 décembre 2018. "La mobilisation populaire est déjà très forte partout en France", ajoute le chef de file de La France insoumise, qui soutient le mouvement depuis le début.

Une cellule de crise à été mise en place par le ministère de l'Intérieur où le Premier ministre Edouard Philippe a présidé, samedi matin, une réunion en compagnie du ministre de l'Intérieur et les responsables des différents services de sécurité mobilisés.

Parmi les autres contestataires qui tentent de s'agglomérer à la révolte, certains lycéens continuaient vendredi de manifester, bloquant des établissements scolaires et provoquant eux aussi des violences urbaines et des affrontements avec les forces de l'ordre, en particulier en région parisienne. La Tour Eiffel et L'Arc de Triomphe aussi.

À Paris, en prévision de débordements similaires à ceux ayant eu lieu samedi 1er décembre, les autorités ont mis en place un important dispositif policier sur et aux abords des Champs-Élysées. Une jeune femme blessée à la tête en face du Drugstore a été évacuée.

Alors que des Gilets jaunes progressaient dans plusieurs directions, s'éloignant des Champs-Elysées, plusieurs enseignes ont été prises pour cibles sur le boulevard Haussmann. "Avec 1.150 euros par mois, comment on s'en sort?", dénonce Sylvia, drapeau bleu, blanc rouge autour du cou.

Par mesure de précaution, la préfecture a également classé 13 autres secteurs "à risque": la place de l'Étoile, la place Saint-Augustin, le quartier de l'Opéra, le Trocadéro, la place de la Concorde, l'Hôtel de Matignon, la place de la République, le Sénat, la place de la Bastille, Montparnasse, Bercy, Denfert-Rochereau et la place d'Italie.

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