"Gilets jaunes": Tentative d'incendie du Drugstore Publicis à Paris

09 Décembre, 2018, 08:54 | Auteur: Lynn Cook
  • Chronologie du mouvement social des

Des marches étaient prévues dans plus de 120 villes en France dans le cadre d'un appel international de dizaines d'associations et syndicats à l'occasion de la Conférence de l'ONU sur le climat qui se déroule en Pologne.

" Ces trois dernières semaines ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs", a déclaré Christophe Castaner pour qualifier la révolte des gilets jaunes, ces Français modestes dénonçant la politique fiscale et sociale du gouvernement, devenue le creuset de toutes les contestations françaises, comme celle des lycéens.

Des "gilets jaunes" redressent des sapins couchés au sol, versent un peu d'eau sur les feux. Dans ce contexte, les forces de sécurité sont largement mobilisées sur le terrain, notamment à Paris, pour éviter la réédition des violences du 1er décembre de la part de manifestants échauffés, d'éléments d'ultra droite et d'ultra gauche. Pour rappel, 151 personnes avaient été interpellées ce jeudi par les forces de l'ordre, qui les ont obligés à se placer dans cette position pour procéder plus facilement à leur interpellation. Des pétards retentissent, du gaz lacrymogène sature l'atmosphère.

Les manifestants, en nombre, ne se laissent pas si facilement impressionnés par les véhicules de la police. Pas moins de 89.000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés en France pour cette journée, dont 8.000 à Paris. On assiste à une "baisse de participation à la mi-journée", a ajouté l'ancien patron du renseignement intérieur, qui a également fait état de plus de 700 interpellations dans le pays, dont 575 dans la capitale.

A Rennes (Ille-et-Vilaine), 2 200 personnes selon la police ont manifesté dans le calme.

Plus de trois semaines après le lancement de ce mouvement pour le pouvoir d'achat né de la contestation de l'augmentation de la taxe sur les carburants, de nombreux "gilets jaunes" venaient pour la première fois manifester à Paris. "Notre intention, c'est de nous faire entendre, pas de casser", a expliqué à l'AFP Laetitia Dewalle, porte-parole du Val d'Oise.

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a de nouveau évoqué samedi "la dissolution" de l'Assemblée nationale, qui selon lui "s'approche comme une issue raisonnable et tranquille" à la crise.

En fin de matinée, de nombreux blocages sont rapportés sur les routes et autoroutes en France. Derrière plusieurs pancartes jaunes et vertes, les manifestants réclamaient "une transition écologique et solidaire ".

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez arrive à l'Elysée le 10 décembre 2018
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez arrive à l'Elysée le 10 décembre

Les heurts ont eu lieu en plusieurs points distincts de la capitale: gaz lacrymogènes aux abords de la célèbre avenue des Champs-Elysées, la galerie commerciale chic du Drugstore de Publicis de l'avenue attaquée, des vitrines brisées sur plusieurs avenues avoisinantes, une barricade enflammée sur les Grands-Boulevards, etc.

À Bruxelles d'ailleurs, environ 70 personnes ont été arrêtées samedi en amont d'une manifestation de "gilets jaunes" et le quartier des institutions européennes a été entièrement bouclé.

Samedi matin, près de l'Arc de Triomphe.

Un policier fouille la valise d'une jeune femme, à Paris.

Régulièrement, des "gilets jaunes" au contact des casseurs se disent qu'il faudrait décamper.

"On soutient les deux démarches (climat et "gilets jaunes", ndlr)".

Si la situation est restée relativement calme durant la première moitié de la journée, elle s'est ensuite tendue à Paris et dans plusieurs villes de province avec des affrontements et des pillages à la faveur de la nuit hivernale et de l'arrivée dans les cortèges des casseurs dénués de toute revendication. " s'époumone Candice Laverne, 20 ans, une des Gilets jaunes que le Parisien - Aujourd'hui en France a rencontrés, écoutés, interrogés, sur les Champs-Elysées, en ce 4 samedi de mobilisation".

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