Huawei visé par les Etats-Unis, Pékin en colère

06 Décembre, 2018, 15:41 | Auteur: Aubrey Nash
  • Tension entre Pékin et Washington après l’arrestation d’une dirigeante de Huawei

"La compagnie a reçu très peu d'informations en ce qui concerne les accusations et n'est pas au courant d'un quelconque méfait de la part de Mme Meng", a indiqué la firme chinoise. Cette affaire rappelle le cas d'un autre équipementier de télécommunications chinoise, ZTE, qui a plaidé coupable en mars 2017 d'avoir fourni illégalement à l'Iran des technologies américaines.

Selon le communiqué de Huawei, Meng Wanzhou a été arrêtée lors d'une correspondance au Canada entre deux vols. La firme a déclaré se plier à toutes les règlementations et sanctions décidées par les Etats-Unis, ainsi qu'à toutes les autres règlementations.

Cette information a fait plonger le marché boursier chinois. Pékin a demandé à Ottawa de "corriger immédiatement cette faute et de restaurer sa liberté" à Meng Wanzhou.

"Huawei respecte toutes les lois et réglementations en vigueur, y compris les lois et réglementations en matière de contrôle des exportations et de sanctions, adoptées par l'ONU, les États-Unis et l'Union européenne".

Plus tôt cette année, le Wall Street Journal révélait que les autorités américaines enquêtaient sur des allégations selon lesquelles Huawei aurait envoyé des produits américains vers l'Iran, violant ainsi les lois et les sanctions américaines sur l'exportation.

Meng Wanzhou est la fille de Ren Zhengfei, fondateur de Huawei en 1987, et ancien officier de l'Armée populaire de libération.

Le ton monte à nouveau entre l'industriel chinois des télécoms Huawei et les États-Unis. L'annonce de l'arrestation de Meng intervient quelques heures après que l'opérateur télécoms britannique BT a annoncé qu'il retirait les équipements de Huawei du coeur de ses réseaux 3G et 4G et ne les utiliserait pas non plus sur les parties centrales de son réseau de téléphonie mobile 5G.

Durant l'été, l'Australie a à son tour exclu Huawei du déploiement de la 5G, estimant que "l'implication de fournisseurs susceptibles d'être soumis à des décisions extrajudiciaires d'un gouvernement étranger" constituait un risque, suivie par la Nouvelle-Zélande en novembre, officiellement pour incompatibilité technologique.

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