Castaner demande aux "gilets jaunes raisonnables" de ne pas manifester samedi

06 Décembre, 2018, 21:39 | Auteur: Lynn Cook
  • Gilets jaunes: pour Castaner il y a eu la volonté de tuer nos forces de l’ordre

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a invité lundi soir les organisateurs de la marche pour le climat, prévue samedi à Paris, à "ne pas maintenir" cette manifestation, après les violences qui ont émaillé celle des Gilets jaunes ce week-end.

Les sept syndicats représentatifs de la police, sans pour l'heure avoir adopté une démarche unitaire, avaient indiqué lundi matin à l'AFP vouloir exposer à Emmanuel Macron la " gravité de la situation ". Nous allons mobiliser en France, des forces en nombre supplémentaire aux 65.000 qui ont été mobilisées " le 1er décembre, a affirmé le ministre de l'Intérieur, auditionné par la commission des Lois du Sénat.

" J'invite les gilets jaunes raisonnables à se désolidariser des extrêmes et à ne pas se rassembler à Paris samedi prochain", a déclaré le ministre de l'Intérieur, auditionné devant la commission des Lois du Sénat. Sont considérés comme "raisonnables" "ceux qui ne soutiennent pas l'action violente". Ce jour-là, à Paris, les forces de l'ordre ont procédé à 412 interpellations, un chiffre jamais atteint selon Christophe Castaner.

L'exécutif s'évertue encore jeudi à convaincre qu'il a entendu et compris la "colère insaisissable et incontrôlable" des "gilets jaunes", à deux jours d'une nouvelle mobilisation qui fait craindre une explosion de violence. Évoquant la "dérive" du mouvement, le nouveau locataire de la place Beauvau a pointé du doigt les manifestants qui, le 1er décembre à Paris, ont décidé de ne pas défiler dans la zone des Champs-Élysées, accessible après fouilles et contrôles.

Christophe Castaner a par ailleurs promis qu'en cas de nouvelles manifestations samedi, les forces de l'ordre seraient supérieures en nombre à celles mobilisées en France le 1er décembre. Parmi ses priorités figurent la prise en compte de "la mobilité extrême des casseurs" et de "l'appel à la violence sur les réseaux sociaux", a-t-il expliqué.

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