Androcur : les patients devront signer un formulaire avant le traitement

06 Décembre, 2018, 11:16 | Auteur: Jonathan Ford
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Les patients devront bientôt signer un formulaire d'accord de soins avant de débuter tout traitement avec l'Androcur ou ses génériques, médicaments à l'origine de tumeurs cérébrales lorsqu'ils sont pris de façon prolongée et à hautes doses, a indiqué lundi l'Agence du médicament ANSM. Afin de susciter l'échange entre le patient et son médecin ce formulaire d'accord de soins sera co-signé par le patient et le prescripteur.

La mise en place de ce formulaire, à renouveler tous les ans, a été suggérée par les représentants d'utilisateurs de ce médicament et des professionnels de santé, pour en " sécuriser davantage l'utilisation", lors d'une réunion organisée le 16 novembre, a expliqué l'agence sanitaire dans un communiqué.

L'Androcur ainsi que tous les médicaments à base d'acétate de cyprotérone sont indiqués dans le traitement de l'hirsutisme chez les femmes, et du cancer de la prostate chez les hommes.

"La première réunion de ce groupe se tiendra avant la fin de l'année 2018", a-t-elle ajouté.

Des nouveaux documents en préparation Parallèlement à cette disposition centrale, l'ANSM annonce d'autres mesures destinées à renforcer la qualité de l'information: l'établissement d'un document à destination des patients aujourd'hui traités (qui devrait être disponible avant la fin du 1 trimestre 2019), la rédaction d'un courrier destiné à toutes les personnes traitées au cours des 24 derniers mois et d'une note dédiée à l'ensemble des prescripteurs (avant la fin du 1 semestre 2019).

En octobre, l'ANSM avait déjà émis de nouvelles recommandations aux professionnels de santé conseillant la prescription d'un examen d'imagerie IRM du cerveau avant de débuter tout traitement avec l'Androcur et soulignant que ce médicament ne devait pas être utilisé pour traiter des problèmes tels que l'acné, la peau grasse ou une pilosité modérée. Cette tumeur du cerveau, le plus souvent bénigne, se développe à partir des membranes qui enveloppent le cerveau.

Le 27 août dernier, l'ANSM rapportait les résultats d'une étude menée par l'Assurance maladie et le service de neurochirurgie de l'hôpital Lariboisière ayant découvert en étudiant les cas de 250 000 femmes soumises au traitement pendant au moins 7 ans que leur risque de développer un méningiome était augmenté.

Un numéro vert (0 805 04 01 10) a été mis en place en septembre suite à cette publication, pour "répondre aux interrogations" des patients.

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