133 blessés et 378 gardes à vue — Violences à Paris

05 Décembre, 2018, 11:19 | Auteur: Lynn Cook
  • Violences à Paris: 133 blessés, 412 interpellations, 378 personnes placées en garde à vue

Toute la journée de samedi, Paris a été le théâtre d'importantes violences urbaines dans l'ouest et le centre de la capitale. Selon lui, il s'agissait de "violences d'une gravité sans précédent". Evoquant les forces de l'ordre, Michel Delpuech a déploré une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons".

À l'occasion de cette troisième journée de mobilisation nationale des gilets jaunes, le gouvernement avait décidé de sécuriser les Champs-Élysées par des contrôles d'identité systématiques mais seules 500 personnes ont manifesté le long de la célèbre avenue, selon les autorités.

Au total, la police a procédé à 412 interpellations, avec 378 personnes en garde à vue. "On ne peut se revendiquer d'un mouvement qui se veut pacifique et venir sur le pavé parisien avec un comportement qui est inacceptable", a-t-il fait valoir.

Au lendemain de violences "sans précédent" à Paris pendant la mobilisation des "gilets jaunes", la riposte judiciaire se met en place: près de deux-tiers des 378 gardés à vue doivent être présentés à la justice et des enquêtes seront lancées pour identifier notamment les auteurs des dégradations à l'Arc de Triomphe. Pas moins de "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours". Ceux-ci se seraient livrés à des "actes de violence tout en se revendiquant des Gilets jaunes ".

Certains d'entre eux faisaient eux-mêmes face aux forces de l'ordre, participaient à la construction de barricades pour freiner leur avancée. "Pour toutes ces infractions, les peines encourues vont de 3 ans à 7 ans d'emprisonnement", a-t-il souligné. Michel Delpuech a précisé que parmi elles se trouvaient des groupes d'extrémistes ultra-gauche et ultra-droite. Du côté de l'ultradroite, les groupuscules Action française et Bastion social avaient eux-mêmes annoncé la présence de leurs troupes parmi les manifestants.

Des véhicules ont été incendiés, des vitrines fracassées, et des commerces vandalisés et dévalisés. Une autre catégorie de prévenus concernerait des profils "plus jeunes", "de la région parisienne", "venus profiter des pillages ".

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