Une femme décède en marge des manifestations

03 Décembre, 2018, 20:44 | Auteur: Lynn Cook
  • GILETS JAUNES L'IGPN SAISIE APRÈS LA MORT D'UNE OCTOGÉNAIRE À MARSEILLE

Alors qu'elle fermait ses volets, dans son appartement au dessus des affrontements entre police et manifestants, une femme de 80 ans a été frappée par une bombe lacrymogène.

Blessée au visage par des éléments d'une grenade lacrymogène, dans le cadre des manifestations ayant secoué la ville de Marseille samedi, une femme de nationalité algérienne âgée de 80 ans est morte hier dans un hôpital marseillais.

La vieille dame, née en juillet 1938, se trouvait chez elle en train de fermer les volets de son appartement, au quatrième étage d'un immeuble proche de la Canebière, lorsqu'un projectile l'a heurtée au visage. Les manifestations des gilets jaunes n'ont pas été sans heurts. "L'explosion de la grenade a causé des blessures dans un premier temps samedi, ce qui a conduit à son hospitalisation, puis au décès au bloc dimanche", confirme à LCI une source judiciaire. Mais "à ce stade, on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès", a précisé M. Tarabeux.

Pour mémoire, des incidents violents avaient éclaté samedi 1er décembre sur le Vieux-Port, puis sur la Canebière, après une journée marquée par plusieurs manifestations dans la cité phocéenne, à l'appel des Gilets jaunes, mais aussi de la CGT et du collectif "Noailles en colère", né après la mort de huit personnes dans l'effondrement des deux immeubles début novembre. Une autopsie doit être pratiquée. Transportée à l'hôpital, elle y a été opérée mais est décédée "d'un choc opératoire", a déclaré le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux.

Selon l'avocat marseillais Salim Moussa, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre clairement le jet d'une bombe lacrymogène contre une façade qui serait, selon lui, l'immeuble de la victime. Et d'affirmer: "Le projectile qui l'a touché est bien une bombe lacrymogène".

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