Sénégal : Dakar entend rapatrier toutes ses œuvres de France

30 Novembre, 2018, 14:41 | Auteur: Sue Barrett
  • Sénégal : Dakar entend rapatrier toutes ses œuvres de France

Commandé par le président français Emmanuel Macron, le texte prône un changement radical de la loi française sur le patrimoine, pour permettre le retour des œuvres dans les pays africains.

"Nous sommes disposés à trouver des solutions avec la France". Le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a affirmé, mardi 27 novembre, que le Sénégal souhaitait la restitution par la France de "toutes les oeuvres identifiées comme étant celles du Sénégal".

Cette déclaration fait suite à un rapport déposé la semaine dernière par deux universitaires, l'historienne Bénédicte Savoy du Collège de France et l'économiste Felwine Sarr de l'Université Gaston-Berger (Saint-Louis, Sénégal). Un rapport qui tend à mettre en lumière l'importance du patrimoine culturel africain et son influence en France.

Les travaux du musée des civilisations noires " avancent bien ". Cet établissement sera inauguré le 6 décembre par le président Macky Sall. Des déclarations qui interviennent alors que le Sénégal s'apprête à inaugurer le musée des Civilisations noires (MCN) à Dakar le 6 décembre.

Des ministres et des professionnels de la Culture de plusieurs pays à travers le monde, sont attendus pour l'occasion dans la capitale sénégalaise.

C'est le fruit d'un investissement chinois de quelque 20 millions de dollars.

Pour rappel, le premier à avoir lancé l'idée d'un Musée des civilisations noires au Sénégal est le Président Léopold Sédar Senghor (1960-1980), lors du premier festival mondial des arts nègres organisé en 1966 au Sénégal.

Selon le directeur général de ce musée construit par la République populaire de Chine, la nouvelle structure a "beaucoup de choses à présenter". "C'est un projet panafricain. Il y aura une facette de chaque partie de l'Afrique". "La métallurgie du fer qui a été découverte en Afrique 2.500 ans avant Jésus Christ", a souligné Hamady Bocoum, en regrettant toutefois que "d'initiateur, nous sommes devenus un désert" industriel.

"Nous n'avons à envier aucun musée de par sa technologie".

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