La douleur des infirmiers

21 Novembre, 2018, 11:37 | Auteur: Jonathan Ford
  • Les infirmières participe ce mardi à une vingtaine de rassemblements dans toute la France. Crédit: GERARD BOTTINO  Shutterstock

"On réclame plus d'effectifs et de meilleures conditions de travail", a-t-elle résumé. "Si notre profession est en première ligne sur le terrain aux côtés des patients, elle reste pourtant oubliée des projets du gouvernement, lequel s'est enfermé dans une approche médico-centrée", dénonce l'une des organisations appelant à se mobiliser, la Fédération nationale des infirmiers (FNI), dont l'antenne de Haute-Vienne invite à un rassemblement mardi 20 novembre devant la préfecture de Limoges, à 14 heures, où une délégation devrait être reçue. Qu'ils soient libéraux, salariés de l'hôpital. La colère des infirmières pourrait-elle rejoindre celle des gilets jaunes? En particulier, la création de 4 000 postes d' "assistants médicaux", à mi-chemin entre la secrétaire et l'aide-soignante, "a mis le feu au poudre", rappelle son homologue du Sniil (libéraux), John Pinte.

Pourquoi créer un nouveau métier au lieu de s'appuyer sur les quelque 660.000 infirmières existantes? Pourquoi "payer des secrétaires aux médecins sur le dos de l'assurance maladie", pour un total de 200 millions d'euros par an au lieu de répondre aux demandes des infirmiers?

Le plan santé, détaillé par Emmanuel Macron mardi matin, contient plus de cinquante mesures pour notamment améliorer la qualité des soins, lutter contre les déserts médicaux et réorganiser l'hôpital. franceinfo avec AFP France Télévisions Une réforme pour renforcer l'offre de soins en France.
Mais les grandes centrales syndicales comme FO ou la CGT, représentatives dans les établissements de santé, avaient également appelé à la grève, ce qui n'est pas le cas mardi. Selon le docteur Gérald Kierzek, même si cette profession est reconnue par le public, elle est en souffrance. Ces derniers avaient claqué la porte au début de l'été estimant que les propositions n'allaient pas assez loin notamment sur la création de nouveaux actes pour suivre les patients à domicile. "Pourquoi ne pas donner aux infirmières certaines prérogatives" pour pallier le manque de médecins, suggère M. Guillerm, citant par exemple la possibilité de prescrire des soins de réhydratation aux personnes âgées pendant les canicules.

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