Remise en liberté sous conditionnelle de Tariq Ramadan — France

18 Novembre, 2018, 16:41 | Auteur: Lynn Cook
  • Tariq Ramadan reconnait ses

Après dix mois d'emprisonnement provisoire pour viol, l'islamologue suisse Tariq Ramadan a enfin obtenu une remise en liberté. Un convoi de plusieurs voitures aux vitres teintées a quitté à cette heure-là la prison, a constaté une journaliste de l'AFP.

La chambre de l'instruction avait décidé cette libération jeudi, alors que sa quatrième demande de remise en liberté avait initialement été rejetée par le juge des libertés et de la détention.

"Dans son ordonnance de rejet datée du 6 novembre, dont l'AFP a eu connaissance, le juge estimait que la détention "[était] toujours nécessaire", évoquant notamment des "risques de pression sur les plaignantes" et la nécessité "d'éviter le renouvellement de tels faits".

Tariq Ramadan remis en liberté sous contrôle judiciaire après 10 mois de détention. Une fois libéré de la prison de Fresnes où il est détenu, Tariq Ramadan, qui devra remettre son passeport suisse, aura interdiction de quitter le territoire, d'entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins. Il était incarcéré depuis le 2 février après sa mise en examen pour viols. J'irais fuir où? Alors que tout va vers mon innocence. "M. Ramadan prend en otage sa communauté", s'était indigné Me Francis Szpiner, avocat de Henda Ayari. La demande de mise en liberté requise par la défense de Tariq ramadan a en effet été accordée le jeudi 15 novembre 2018 à l'issue d'une audience à la Cour d'appel de Paris.

"Ce sont ces gens dévoués, corps et âme, aveuglés, qui sont dangereux!" "Le fait de laisser sortir monsieur Ramadan, veut dire, dans leur tête: 'nous avons une impunité totale', ce qui est problématique", déplore-t-elle.

À l'audience jeudi, Tariq Ramadan avait plaidé avec force son innocence pendant une vingtaine de minutes. "Je n'ai jamais violé, je ne suis pas un violeur". Mais qui a menti le plus? Celle dont l'anonymat a été préservée pour des raisons de sécurité déclare craindre pour sa sécurité, non pas parce que M. Ramadan pourrait l'attaquer, mais parce que ses soutiens sont, dit-elle, incontrôlables.

À tour de rôle, les avocats de la défense et des deux plaignantes s'étaient auparavant renvoyés les accusations de menaces sur les protagonistes du dossier et leur entourage.

En Suisse, la plainte d'une femme, déposée en avril, a entraîné en septembre l'ouverture d'une instruction à Genève.

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