La production de pétrole en Russie atteint un niveau inédit depuis 1991

15 Novembre, 2018, 15:41 | Auteur: Aubrey Nash
  • [Pétrole] Alors que Total fore toujours plus en Angola, l'Arabie Saoudite va réduire sa production - L'Usine de l'Energie

Les ministres de l'énergie de la Russie, de l'Arabie saoudite, du Koweït, du Venezuela et des Émirats Arabes Unis ont tenu ce dimanche, une réunion à Abou Dhabi, au cours de laquelle ils se sont concertés sur la possibilité d'un retour à des limitations de la production du brut, à un moment où la baisse des prix fait craindre un effondrement des cours sur le marché international.

La veille, il avait annoncé que Ryad, le premier producteur au monde, allait réduire sa propre production, et diminuer en décembre ses exportations de 500'000 barils par jour par rapport à novembre. "Les perspectives de croissance pour les exportateurs de pétrole restent sujettes à une grande incertitude quant à l'évolution future des prix du pétrole", a déclaré le Fonds dans ses Perspectives économiques régionales pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (MENA). Une chute liée aux craintes d'une demande en berne et à une hausse de la production. "J'espère que l'Arabie saoudite et l'OPEP ne baisseront pas leur production". Une telle diminution équivaut à 0,5 % de l'offre mondiale. Les cours du brut ont repris de la hauteur ce lundi.

Mais après l'annonce par Washington d'exemptions à ces sanctions au profit de plusieurs pays clients de l'Iran, les investisseurs craignent désormais une offre excédentaire, notamment avec une demande chinoise qui ralentit, ce qui a favorisé la rechute des cours du pétrole. Le brent, référence européenne, a cède 1,34 % à 69,20 dollars, franchissant ainsi la barre symbolique des 70 dollars. Mais l'Arabie saoudite pourrait avoir du mal à convaincre ses partenaires de procéder à une réduction de leur offre. Dans un communiqué commun publié dimanche soir, les grands producteurs de pétrole ont décidé d'étudier "les options pour des ajustements de la production en 2019, qui pourraient requérir de nouvelles stratégies pour afin d'équilibrer le marché". L'augmentation de la production prévue par l'Opep visait à compenser partiellement la chute des exportations iraniennes de brut en raison du rétablissement des sanctions américaines. Pour Stephen Innes, directeur du trading Asie-Pacifique chez Oanda, l'Opep devra également s'adapter à l'augmentation continue de la production pétrolière des États-Unis, qui a inscrit un nouveau record à 11,6 millions de barils par jour. Est-ce suffisant pour équilibrer le marché?

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