Attentats de 2015 : quel impact sur la société française ?

15 Novembre, 2018, 11:09 | Auteur: Lynn Cook
  • Attentats. Le traumatisme du 13 novembre ausculté

Dernière image, mardi 13 novembre, de cet hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Les premiers résultats de l'enquête Espa montrent que huit mois après les attentats, 54% des menacés directs et des personnes ayant perdu un proche, et 27% des témoins présentaient un TPST probable.

Trois ans après les tragiques attentats de Paris, environ 200 membres du Collectif Ultra Paris se sont réunis devant le Bataclan, théâtre de l'un des massacres du 13 novembre 2015, pour un moment de recueillement.

Plusieurs personnalités politiques étaient présentes à la commémoration ce matin, du Premier ministre Edouard Philippe à la maire de Paris Anne Hidalgo, en passant par le maire de Londres Sadiq Khan. Le stade de France, des cafés et restaurants du 10eme et 11eme arrondissement de Paris puis la salle de spectacle du Bataclan, ont été visés l'un après l'autre, méthodiquement, ne laissant aucune chance aux victimes d'échapper.

Un cortège doit rallier ensuite les terrasses des bars et restaurants parisiens visées par les fusillades, où 39 personnes ont trouvé la mort: le Carillon et le Petit Cambodge, la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire - où un jihadiste s'était fait exploser - et enfin, la Belle équipe. Un hommage a été rendu à Manuel Dias, unique victime de cette première attaque.

Cette journée s'est terminée par la remise officielle d'une "médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme", à des victimes du 13-Novembre à Matignon.

Le président de la République ne sera pas présent à la cérémonie, une première depuis qu'il est à la tête de l'État.

A 12 h 30, les associations de victimes Life for Paris et 13onze15 ont prévu une cérémonie commémorative devant la mairie du XIe arrondissement, avec des discours, quelques morceaux de musique ainsi qu'un lâcher de ballons. L'enquête Conditions de vie et aspirations des Français du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) témoigne d'une très forte empreinte des attentats du 13 novembre dans la société française, sept mois après leur survenue.

Sa fille Sophie a dénoncé auprès du Premier ministre le "parcours du combattant" imposé par le fonds d'indemnisation des victimes (FGTI), a-t-elle indiqué à l'AFP: "Rien ne nous est épargné trois ans après". C'est pas une longue maladie, même si la finalité est la même: l'absence de la personne aimée. "C'est injuste", confie Aurore Bonnet, dont le mari Emmanuel a été tué au Bataclan.

Certaines victimes attendent désormais le déroulement du procès, qui pourrait avoir lieu en 2020.

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