Trump et Poutine ont eu une conversation "à bâtons rompus" à l'Elysée

13 Novembre, 2018, 16:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Viue aérienne de la clairière de Rethondes le 22 octobre 2018

Sitôt arrivé sur le sol français, le président des Etats-Unis s'en est pris vendredi soir à son homologue de l'Hexagone. La chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre canadien Justin Trudeau, le prince Albert et Charlène de Monaco, le roi d'Espagne Felipe VI - sans Letizia -, le roi du Maroc Mohammed VI et son fils Moulay Hassan, le premier ministre belge et son épouse, le Grand Duc du Luxembourg Henri et la Grande Duchesse Maria Theresa, le président tunisien, le premier ministe israëlien Benyamin Netanyahou.: il y avait du beau monde dans la cours du palais présidentiel.

Emmanuel Macron n'entend pas discuter avec les autres chefs d'Etat via Twitter.

"Je préfère toujours avoir des discussions directes ou répondre à des questions que faire ma diplomatie par des tweets", a-t-il déclaré lors de l'interview, qui sera diffusée dans son intégralité ce dimanche après-midi.

Ils ont ensuite discuté avec des jeunes, une centaine d'entre eux qui avaient bravé l'automne et la boue.

Dans l'assistance, Emmanuel et Brigitte Macron étaient entourés d'Angela Merkel à la droite du président, Vladimir Poutine à la gauche de la Première dame.

"Je ne veux pas voir les pays européens augmenter le budget de la défense pour acheter des armes américaines ou autres, ou des matériels issus de votre industrie", affirme en anglais le président français dans cet entretien enregistré samedi: "Si nous augmentons notre budget, c'est pour bâtir notre autonomie". "En Allemagne, personne ne connaît la signification du 11-Novembre". "On est venus pour nos grands-parents qui ont souffert dans les tranchées" et pour tous les soldats tués "des deux côtés", a expliqué Dominique Pimbert, venu avec sa femme Christelle et ses filles de 15 et 20 ans.

Après un cérémonial militaire, les dignitaires se regrouperont au pied de l'Arc de Triomphe, sous un abri installé pour l'occasion (la météo s'annonce pluvieuse).

Le président français parlera à cette fameuse assemblée du passé, mais aussi et surtout, il en profitera pour délivrer son message politique en faveur du multilatéralisme dans la gouvernance internationale, à l'heure où de plus en plus de pays semblent enclin à lui tourner le dos, au premier rang desquels, les Etats-Unis, première puissance du monde. "Il s'agit de faire résonner le 11 novembre 1918 avec le 11 novembre 2018", selon une source de la présidence française, pour qui la cérémonie doit avoir "un sens pour aujourd'hui".

Et après la réponse cinglante du locataire de la Maison Blanche pour qui ce projet est "très insultant" et pour qui "l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'Otan".

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