Ouyahia prend part à une réunion restreinte sur la Libye à Palerme

13 Novembre, 2018, 20:47 | Auteur: Lynn Cook
  • Conférence de Palerme: une énième tentative pour sortir la Libye du chaos

Cet accès de colère de la Turquie, qui s'est dit "profondément déçue", s'ajoute au mauvais départ de cette conférence qui s'est ouverte lundi soir, boycottée par le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de la Libye.

Ce dernier a maintenu jusqu'à la dernière minute le suspense sur sa participation à cette conférence, qu'il a finalement boycottée, jugeant, selon son entourage, certains participants trop proches de la mouvance islamiste.

Il a toutefois accepté de retrouver mardi matin les représentants de plusieurs pays actifs dans le dossier libyen, dont l'Egypte, la Russie, l'Algérie, la Tunisie et la France.

Le président Caïd Essebsi participe les 12 et 13 à Palerme, à la Conférence internationale sur la Libye qui se tient sous la présidence de Guiseppe Conte, président du Conseil italien, et en présence des représentants des pays concernés par la crise libyenne, des principales institutions libyennes, de la Ligue des Etats arabes, de l'Union Africaine et de l'Union Européenne.

Accueilli par le président du Conseil italien Giuseppe Conte avec lequel il aura un entretien dans la soirée, il se dérobera toutefois au dîner officiel offert par celui-ci.

Conte aurait tenu ces propos au cours d'une rencontre avec Haftar dans la ville de Benghazi, dans l'est de la Libye, à l'occasion d'une visite officieuse, a déclaré à Xinhua un officier de l'armée sous couvert d'anonymat.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est divisée en deux: le gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, siège à Tripoli et un gouvernement parallèle dirige l'est du pays, soutenu par Khalifa Haftar.

" La communauté internationale n'a malheureusement pas pu être à l'unisson ce matin". Ahmed Ouyahia a indiqué que la situation de crise en Libye "persiste en raison notamment des divisions qui continuent d'exister entre les parties libyennes, de l'influence de certaines forces négatives, du faible soutien aux efforts de l'ONU et des nombreuses ingérences étrangères avec différents agendas".

L'objectif que s'est fixée l'Italie lors de cette Conférence est d'amener les protagonistes libyens à trouver une voie commune, à travers le dialogue direct, en vue d'un rapprochement de leurs positions, tout en se basant sur le plan d'action de l'Émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé.

En mai dernier, Paris avait fortement plaidé pour la tenue d'élections en décembre, rencontrant très vite le scepticisme côté italien, mais aussi côté américain.

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