La DGAC fait saisir un avion à Bordeaux — Ryanair

12 Novembre, 2018, 09:38 | Auteur: Aubrey Nash
  • Remboursement de subventions: l'Aviation civile fait saisir un avion de Ryanair à Bordeaux

Après plusieurs mises en demeure restées sans réponse, l'avion a été immobilisé pour contraindre la compagnie aérienne irlandaise à rembourser les soutiens publics qu'elle a perçus de la part du syndicat mixte des aéroports de Charente, jugés illégaux par la Commission européenne en juillet 2014, a précisé la DGAC dans un communiqué. Contacté vendredi après-midi par l'AFP, ce dernier ne cache pas sa satisfaction: "Ils ont payé, on est contents. Ils nous devaient 525.585,05 euros, ils ont payé 524.907,80, somme arrêtée le 15 septembre 2018" qui ne prenait donc pas en compte les intérêts courant depuis, a-t-il expliqué. "Cette mesure a été prise en dernier recours par les autorités françaises après plusieurs mises en demeure et tentatives de récupération qui ont échoué", souligne la DGAC. L'engin a ensuite été saisi, afin que la low cost consente à rembourser 525.000 euros de subventions jugées illégales.

A cette époque, Ryanair avait également demandé des aides supplémentaires, refusées par le département.

"Quelle mesquinerie, mais on ne fera pas appel", a-t-il dit en souriant.

Ryanair est une "société très riche (.)". Mais ils ont voulu en faire une question de principe.

Le Boeing 737 avait atterri jeudi à 17H30 à Bordeaux. L'ordonnance de saisie a été notifiée au commandant de bord par un représentant de la préfecture accompagné d'un huissier. Ils étaient escortés par des membres de la gendarmerie des transports aériens. "Ceux-ci ont pu être acheminés vers leur destination le soir même par un autre vol de la compagnie Ryanair, avec 5 heures de retard".

"A ma connaissance, c'est la première fois qu'un avion de Ryanair est ainsi saisi. La compagnie s'est engagée à payer dans la journée de vendredi", affirme le président du syndicat mixte des aéroports de Charente, Didier Villat. En 2016, l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) avait toutefois fait immobiliser des avions à Paris-Charles de Gaulle, pour non paiement d'amendes pour des infractions aux restrictions sonores.

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